Les films de Mars 2013

 

 

Vendredi 1er mars 18h et lundi 4 mars 20h30

 FOXFIRE de Laurent  Cantet  ( le  réalisateur  de Ressources humaines )

1955. Dans un quartier populaire d’une petite ville des États-Unis, une bande d’adolescentes crée une société secrète, Foxfire, pour survivre et se venger de toutes les humiliations qu’elles subissent. Avec à sa tête Legs, leur chef adulée, ce gang de jeunes filles poursuit un rêve impossible : vivre selon ses propres lois. Mais l’équipée sauvage qui les attend aura vite raison de leur idéal..

 Affranchi de la réalité, Laurent Cantet lui témoigne pourtant toujours le même respect. Ce qu'il veut montrer doit obéir aux lois de la vie en société, et la dynamique du groupe des filles est dépeinte avec une exactitude mathématique, pour mieux amener les paroxysmes, la tragédie.  Le Monde

"Foxfire"  est une réussite majeure et même, écrivons-le sans crainte du lendemain, un grand film. La critique complète est disponible sur le site Le Nouvel Observateur

L'intelligence du casting alliée à un engagement de jeu très anglo-saxon et à une direction d'acteurs impeccable confirment à nouveau le savoir-faire de Laurent Cantet quand il s'agit d'exposer les lignes de force d'un groupe.  Positif

 

Mardi 5 mars 20h30  avec l'Asso Marche  en  Corps : Ciné/débat :

 LES  FEMMES  DU  BUS 678    de Mohamed Diab

Fayza, Seba et Nelly, trois femmes d’aujourd’hui, aux vies totalement différentes, s’unissent pour combattre le machisme impuni qui sévit au Caire dans les rues, dans les bus et dans leurs maisons. Déterminées, elles vont dorénavant humilier ceux qui les humiliaient. Devant l’ampleur du mouvement, l’atypique inspecteur Essam mène l’enquête. Qui sont ces mystérieuses femmes qui ébranlent une société basée sur la suprématie de l’homme ?

Mohamed Diab incarne une nouvelle génération de cinéastes qui n'hésitent plus à braver les non-dits pour susciter le débat, dans un pays où l'on n'entend plus se laisser confisquer le droit à la parole.   La Croix

 Assez finement, le message féministe et humaniste de Mohamed Diab évite les clichés, en montrant conjointement les inégalités et l'ampleur sociale du phénomène [de harcèlement sexuel].   Libération

Inspiré de faits réels, le film croise les destins à la manière d'un Alejandro Gonzáles Iñárritu (...). Récits parallèles, nerveux, captivants, efficaces (...) C'est intense, mais sans la moindre complaisance. (...) [Un] film alarmant, lucide, mais résolument ouvert à l'espoir.  Télérama

 
Vendredi  8  mars 18h , lundi 11 mars 20h30 : 

L'IVRESSE DE L'ARGENT d'Im Sang-soo

 Interdit aux moins de 12 ans
Youngjak est le secrétaire de Madame Baek, dirigeante d’un puissant empire industriel coréen. Il est chargé de s’occuper des affaires privées de cette famille à la morale douteuse. Pris dans une spirale de domination et de secrets, perdu entre ses principes et la possibilité de gravir rapidement les échelons vers une vie plus confortable, Youngjak devra choisir son camp, afin de survivre dans cet univers où argent, sexe et pouvoir sont rois…

La mise en scène au scalpel d'Im Sang-soo, son sens du détail signifiant, des jeux de regards, valent le détour. Surtout, la distance glacée qu'il conserve vis-à-vis de ses personnages les maintient dans une ambiguïté fascinante (...).   Le Monde

Dans ce film magnifiquement mis en scène (...), Im Sang-soo se livre à une analyse d'une grande lucidité sur cette "ivresse de l'argent" qui rend possible d'ignominieuses dominations. Culpabilité, mépris et humiliation trouvent leurs rôles dans cet étrange jeu. La Croix

L'ivresse de l'argent" n'est pas un film, c'est un opéra (...) d'une sensualité (...) vénéneuse.  Positif  

 

 Mardi 12  mars  20h30 :

 ÊTRE LA -  de  Régis  Sauder

 Elles sont psychiatres, infirmières ou ergothérapeutes à la maison d’arrêt des Baumettes à Marseille et reçoivent des détenus devenus patients le temps du soin. Elles sont là pour aider des hommes en souffrance, fussent-ils incarcérés.
Être là, c’est rejoindre cet espace unique - celui de l’écoute - une poche d’air derrière les murs de la prison. Son existence est conditionnée par la détermination des soignants à continuer de venir pratiquer la psychiatrie ici… à quel prix ?

Immergé au coeur du service psychiatrique des Baumettes, Régis Sauder révèle l'incessant travail de doute et de confiance auquel les soignantes se livrent pour comprendre le sens de leur présence.   Les Fiches du Cinéma

En confrontant leur parole à celle des détenus, le film interroge avec justesse le rapport entre l'individu, la société et la prison.  Le Monde

A partir d'un dispositif soigné, déontologiquement irréprochable - un micro attrape-tout et une caméra qui ne filme pas les visages des détenus - Régis Sauder confirme, après "Nous, princesses de Clèves", qu'il est un cinéaste de la parole, du récit de vie.  Positif


Vendredi 15 mars 18h , lundi 18 et mardi 19 mars 20h30 

 WADJDA   Premier film, réalisé par une femme d'Arabie Saoudite , Haifaa Al Mansour

 Wadjda, douze ans, habite dans une banlieue de Riyad, capitale de l’Arabie Saoudite. Bien qu’elle grandisse dans un milieu conservateur, c’est une fille pleine de vie qui porte jeans et baskets, écoute du rock et ne rêve que d’une chose : s’acheter le beau vélo vert qui lui permettra de faire la course avec son ami Abdallah. Mais au royaume wahhabite, les bicyclettes sont réservées aux hommes car elles constituent une menace pour la vertu des jeunes filles.
Wadjda se voit donc refuser par sa mère la somme nécessaire à cet achat. Déterminée à trouver l’argent par ses propres moyens, Wadjda décide alors de participer au concours de récitation coranique organisé par son école, avec pour la gagnante, la somme tant désirée.

Un miracle vient de se produire, la naissance du premier film battant le pavillon d'Arabie saoudite. Un film de femme qui est aussi 
un chef-d'oeuvre. Impérativement à voir.  L'Humanité

Salué au festival de Venise, "Wadjda" est un film simple, clair, délicat, toujours juste et finement percutant.  Le Parisien

"Wadjda" est très finement écrit, (...) les acteurs et actrices sont au diapason. "Wadjda" est un excellent film. Pour l'Arabie Saoudite, mais plus encore pour la cause féminine et pour le cinéma, ce coup d'essai est un coup de maître.  Les Inrockuptibles

 

Festival du  cinéma  Russe organisé  dans le Pays  Quimperlois

Les  trois  films  proposés par  Chlorofilm :

Vendredi 22 mars  18h:

PORTRAIT AU CREPUSCULE  de  Anguelina  Nikonova

 

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Marina, la trentaine, est psychologue pour enfants. Mais elle se cherche encore, dans son travail comme dans son couple. A l’issue d’une journée d’errance, elle se fait agresser par des policiers. Elle n’a dès lors plus qu’une obsession, se venger. Ses armes ne seront pas celles que l’on croit…

Film saisissant sur la femme : (...) les tableaux sont brossés de la déchéance de la Russie contemporaine. (...) Nikonova condamne la tiédeur des gens. (...) L'humour beckettien souligne le délabrement physique et la méfiance universelle. (...) Du travail remarquable. Positif

 Anguelina Nikonova distille un indicible malaise. Ce sentiment étrange, qui vous poursuit après la fin de la projection, est le signe de sa réussite artistique. La critique complète est disponible sur le site Le Monde

 "Portrait au crépuscule" livre d'une société un tableau terrifiant, où la violence se nourrit et s'augmente de l'indifférence. Le Nouvel Observateur
 Un film direct tourné en décors naturels avec des non-professionnels, qui remue le couteau dans la plaie russe.  Les Inrockuptibles
 
 
 Dimanche 24 mars à 17h30  :
La commissaire  de d'Alexandre Askoldov
 Une petite ville d'Ukraine en 1922. La commissaire, Klavidia Vavilov, chargee de la bonne tenue militaire des troupes d'un detachement de l'Armee Rouge s'installe dans la ville reprise aux Blancs. Femme dure qui n'hesite pas a faire fusiller un deserteur coupable d'etre aller retrouver sa femme pendant quelques jours mais aussi femme tout court sur le point d'accoucher malgre tous les efforts pour faire passer l'enfant indesirable... Unique film d'Alexandre Askoldov realise en 1967 et censure jusqqu'en 1987. Ours d'Argent -Berlin 88.
 
Mardi 26 mars à 20h30 :
Soleil trompeur  de  Nikita Mikhalkov..

 A travers l'histoire de Dimitri et de Maroussia, hommage aux victimes et à tous ceux qui ont été brûles par le soleil trompeur de la révolution.

Soleil Trompeur  est un film sorti en salles en 1994. Ce film a été récompensé par l'Oscar du meilleur film en langue étrangère et par le Grand Prix du jury au festival de Cannes.

 

Un film d'une force émotionnelle incroyable. A la fois doux et dur, Soleil Trompeur est redoutablement bien mis en scène.

 

Vendredi 29 mars 18h, lundi 1er  et mardi 2 avril 20h30:

Un hiver nomade   de Manuel von Stürler (1h25; Suisse ).

 

 Carole et Pascal partent pour leur transhumance hivernale avec trois ânes, quatre chiens et huit cents moutons. Pour la nuit, une bâche et des peaux de bête comme seul abri. Une odyssée hivernale au coeur des montagnes, de la nature et du monde rural.

  Pour la beauté de ce voyage dans les paysages hivernaux, pour la rigueur lyrique des images, il faut faire le voyage d'"Hiver nomade".  Le Monde

Ce beau documentaire sur la transhumance héroïse surtout les humains. (...) Visuellement, le spectacle est un pur régal. Sans jamais verser dans le passéisme, le film rend hommage à une activité presque disparue et incroyablement rude.Télérama

ce film propose un modèle de nomadisme romantique qui est aussi une allégorie de la liberté. (...) Une belle réussite.  Positif



22/02/2013
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