les films d'avril 2019

Vendredi 5 avril  18h   et mardi  9 avril 20h30:

Les éternels  

Documentaire  dPierre-Yves Vandeweerd ; 1h45 ; 2017.

En 2001, la jeune Qiao est amoureuse de Bin, petit chef de la pègre locale de Datong.  Alors que Bin est attaqué par une bande rivale, Qiao prend sa défense et tire plusieurs coups de feu. Elle est condamnée à cinq ans de prison.  A sa sortie, Qiao part à la recherche de Bin et tente de renouer avec lui. Mais il refuse de la suivre. 

Dix ans plus tard, à Datong, Qiao est célibataire, elle a réussi sa vie en restant fidèle aux valeurs de la pègre.
Bin, usé par les épreuves, revient pour retrouver Qiao, la seule personne qu’il ait jamais aimée…
 

La  critique :  C’est toute la manière unique de Jia Zhang-ke de procéder au cinéma, sa rigueur d’écriture et sa souplesse expérimentale, qui permettent à ce récit de la marge, des provinces sacrifiées d’un pays où il est passé en une décennie de cinéaste interdit à emblématique, d’atteindre à la grandeur d’un roman national revisité.   Libération

Dans " Au-delà des montagnes ", son précédent film, le réalisateur chroniquait l'évolution de son pays sur vingt-cinq ans par le biais d'un mélodrame à trois personnages. "Les Eternels", dont l'histoire s'étend de 2001 à 2018, s'inscrit dans cette lignée, en plus réussi (...).   Le Nouvel Observateur

 

 

Lundi  8 avril   20h30:

Le silence des autres  . Séance  en présence  de Fils  et Filles de Républicains Espagnols et  Enfants de l’Exode  ( Association FFREEE)  

Documentaire  de  Almudena Carracedo et Robert Bahar ; 1h34  .

1977. Deux ans après la mort de Franco, dans l’urgence de la transition démocratique, l’Espagne vote la loi d’amnistie générale qui libère les prisonniers politiques mais interdit également le jugement des crimes franquistes.
Les exactions commises sous la dictature et jusque dans les années 1980 (disparitions, exécutions sommaires, vols de bébés, torture) sont alors passées sous silence. 
Mais depuis quelques années, des citoyens espagnols, rescapés du franquisme, saisissent la justice à 10.000 kilomètres des crimes commis, en Argentine, pour rompre ce « pacte de l’oubli » et faire condamner les coupables.
La  critique :
C’est un beau film, comme on le dirait d’un film de fiction : personnages forts, suspense tenu jusqu’au bout. Et c’est un grand documentaire. L'Humanité

Ce documentaire  sans jamais se départir de sa sobriété et de sa rigueur, radiographie les réalités ambiguës d'un pays toujours divisé par les enjeux fondamentaux de la "question" mémorielle. Positif 

Ce documentaire impressionnant sort de l’oubli les nombreuses victimes du franquisme et soulève la chape de plomb qui pèse toujours sur l’Espagne. Télérama 

Produit par Pedro Almodovar, ce documentaire passionnant suit la quête de justice d’une poignée de victimes du franquisme et de leurs descendants, dans un pays qui préfère toujours l’oubli à la vérité.   La Croix

 

Vendredi 12 avril  18h et lundi 15 à 20h30 :

Ma  vie  avec John  F. Donovan   de  Xavier Dolan 

Dix ans après la mort d’une vedette de la télévision américaine, un jeune acteur se remémore la correspondance jadis entretenue avec cet homme, de même que l’impact que ces lettres ont eu sur leurs vies respectives. 

La  critique : La huitième réalisation de Xavier Dolan fait mieux que tenir ses promesses. Il revisite ses obsessions, témoigne d’un amour enragé du 7e art, et signe son œuvre la plus audacieuse. Première 

 

Mardi 16 avril  20H30 : 

Drapeau  de papier  

  de Nathan Ambrosioni

Prix du public du Festival Premiers Plans d’Angers 

Charlie, bientôt 24 ans, mène une vie sans excès : elle se rêve artiste et peine à joindre les deux bouts.
Quand son frère vient la retrouver après douze ans d’absence, tout se bouscule. Vincent a 30 ans et sort tout juste de prison où il a purgé une longue peine. Il a tout à apprendre dans un monde qu’il ne connait plus. Charlie est prête à l’aider. C’est son frère après tout, son frère dont la colère peut devenir incontrôlable et tout détruire malgré lui.

La  critique :   Très attentif à son intrigue, au rythme de son développement subtil, empathique envers ses personnages, avec une mise en images exigeante, "Les Drapeaux de papier" est une magnifique réussite.   Culturebox - France Télévisions

 

Un film lumineux, porté par l'énergie brute de Guillaume Gouix. Ouest France 

Le charme du film, primé au festival Premiers plans d’Angers, tient à la simplicité du projet, à son épure qui évite le cliché des retours en arrière, et à la qualité des interprètes – Guillaume Gouix et Noémie Marlant, qui forment un duo frère et soeur réussi. Le Monde 

 

 

Vendredi 19 avril  18h et mardi 23 à 20h30 :

Les  étendues imaginaires  

de   Siew Hua Yeo

Léopard d’or du festival de Locarno 2018

Evènement : ce  film  sera présenté par   Nicolas Thévenin    directeur  de  la revue Répliques,  consacrée aux entretiens  autour du cinéma. Il a publié plusieurs textes dans Positif. Il enseigne par   ailleurs le cinéma à  Nantes  et collabore  à la  programmation du  cinéma le  Cinématographe   et  du Festival des 3 Continents de Nantes.

 

Singapour gagne chaque année plusieurs mètres sur l’océan en important des tonnes de sable des pays voisins – ainsi que de la main d’oeuvre bon marché. 
Dans un chantier d’aménagement du littoral, l’inspecteur de police Lok enquête sur la disparition d’un ouvrier chinois, Wang, jusqu’alors chargé de transporter des ouvriers. Après des jours de recherches, toutes les pistes amènent Lok dans un mystérieux cybercafé nocturne.

 

La  critique:    Formellement très beau, déroutant parfois et intrigant toujours, réaliste et onirique à la fois, "Les Étendues imaginaires" marque la naissance d’un cinéaste, qui n’avait jusqu’alors réalisé qu’un film expérimental en 2009 et dont on attendra avec impatience le prochain opus.  Transfuge

Premier film du Singapourien Yeo Siew Hua, "Les Etendues imaginaires" est un des plus beaux et des plus étranges films de ce début d’année. Ou l’envers du décor du succès économique de Singapour.  Transfuge .

 

 

Lundi  22 avril  20h30:

Funan   

 de   Denis Do 

1975. La survie et le combat de Chou, une jeune mère cambodgienne, durant la révolution Khmère rouge, pour retrouver son fils de 4 ans, arraché aux siens par le régime.

La  critique : Esthétiquement et émotionnellement puissant, Funan est un film d’animation profondément humaniste, en ce sens qu’il place cinématographiquement les personnages au centre de son récit.    aVoir-aLire.com

Une œuvre poignante et très personnelle inspirée par le témoignage de la mère du réalisateur.     La Croix

La sidérante beauté du film n’élude rien de l’horreur vécue par tout un peuple. Impressionnant.  La  voix  du  Nord 

Difficile de ne pas être bouleversé par les épreuves traversées par Chou, par son instinct de survie et sa résilience. Dommage que l’animation, un peu passe-partout malgré un beau travail sur les couleurs, ne soit pas toujours à la hauteur de ce récit intense.   Télérama

 


Vendredi 26 avril  18h et lundi 29 avril  20h30:

Synonymes  

de Nadav Lapid

Ours d’Or au dernier festival de Berlin.

Yoav, un jeune Israélien, atterrit à Paris, avec l'espoir que la France et la langue française le sauveront de la folie de son pays.

La  critique : En deux films réalisés dans son pays, Nadav Lapid est entré dans la cour des grands. Le Policier et L’Institutrice avaient su se démarquer par la singularité de leur ton ainsi que par leur façon de s’emparer d’un sujet pour le faire dévier dans une direction à la fois plus politique et plus inquiétante. Avec Synonymes, le cinéaste israélien réalise son premier film en français, pour lequel il s’est entouré de Quentin Dolmaire (Trois souvenirs de ma jeunesse), Louise Chevillotte (L’Amant d’un jour) et surtout Tom Mercier, dont c’est le tout premier film en tant qu’acteur. Artitik   rezo 

 

Mardi 30 avril :

Travailleuses, travailleuses !    en présence de  la  réalisatrice  Sonia Larue 



09/03/2019
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