Les films de mai 2019

 

Vendredi 3 mai   18h  et Mardi 7 mai  20h30 :

Tel Aviv on fire  

Comédie de Sameh Zoabi  

Luxembourgeois, français, israélien, belge, 2019, 1h37mn 

Prix du Syndicat Français de la Critique de Cinéma 2018 

Prix du meilleur film & Prix du meilleur scénario : Festival International de Haïfa 2018 

Prix Orizzonti du meilleur acteur Kais Nashif : Mostra de Venise 2018

 

Salam, 30 ans, vit à Jérusalem. Il est Palestinien et stagiaire sur le tournage de la série arabe à succès "Tel Aviv on Fire !" Tous les
matins, il traverse le même check-point pour aller travailler à Ramallah.  Un jour, Salam se fait arrêter par un officier israélien Assi, fan de la
série, et pour s’en sortir, il prétend en être le scénariste. Pris à son propre piège, Salam va se voir imposer par Assi un nouveau scénario.
Evidemment, rien ne se passera comme prévu.

La  critique :

 Comédie politique enlevée, ce troisième film de Sameh Zoabi se révèle aussi intelligent que réjouissant.    Les Fiches du Cinéma        

 

.Sous ses airs de gaudriole en terrain miné, "Tel Aviv on Fire" est avant tout un grand film humaniste qui tente de nous reconnecter avec l'autre et avec nous-mêmes. Et le pire, c'est que ça fonctionne. A ne pas manquer.      Ecran Large        

[...] la réussite de "Tel Aviv On Fire" provient de la compatibilité d'un dispositif quasi lubitschien, qui incorpore le burlesque dans la tragédie d'un territoire clivé.
Positif    
 

 Voilà le tour de force que réussit ce réalisateur palestinien qui danse au-dessus du volcan, parvient à réconcilier les contraires, sans jamais céder sur l’humour qui demeure son balancier de funambule. » La Croix 

« A la question de l’instrumentalisation politique de la fiction qui est au cœur du film et de sa mise en abyme télévisuelle, Sameh Zoabi répond avec une vraie finesse. » Les Inrocks

 

 Lundi  6 mai 20h30,  un film  du patrimoine avec Cinéphare  :

Le privé   de  De Robert Altman 

USA 1973 (reprise en 2017) drame policier 1h52mn 

En pleine nuit, Terry Lennox demande à son ami Philip Marlowe, un détective privé, de le conduire de toute urgence au Mexique. Ce dernier accepte, mais à son retour il est fraîchement accueilli par la police. Sylvia, l'épouse de Lennox, a en effet été retrouvée assassinée et Marlowe est inculpé pour meurtre. 

Le réalisateur : Robert Altman, né en 1925, est un réalisateur emblématique du cinéma américain des années 70. 

Il se fait connaitre du grand public avec  M.A.S.H , une critique acerbe du personnel d’un hôpital militaire américain pendant la guerre de Corée. Ce film, sorti en 1970, obtient de nombreuses récompenses internationales et dont la portée politique fut à l'époque incontestable. Il a aussi réalisé  John McCabe ,  The player ,  Short Cuts , et   Gosford Park en 2001. Il est mort en 2006. 

Robert Altman c’est 59 ans de carrière, 66 films, 4 séries télé, 8 récompenses, 85 nominations et 12,8 millions de spectateurs. 

Elliott Gould succède ici à Dick Powell, Humphrey Bogart, Robert Montgomery, George Montgomery et James Garner dans le rôle du détective Philip Marlowe, ces derniers ayant respectivement interprété en 1944, 1946, 1947 et 1969 ce personnage. 

Les critiques : Altman revisite Raymond Chandler dans les 70s déglinguées (Télérama) 

Avec ce brillant et réjouissant "Le Privé", on est tenté de dire que Robert Altman passe à la moulinette le petit monde de Chandler en le confrontant à la culture hippie (Senscritique)

 

Vendredi 10 mai 18h :

 

L’Europe en courts

Pour célébrer le Printemps de l’Europe en Bretagne,Côte Ouest, le Conseil Départemental du Finistère, le réseau Cinéphare et Chlorofilm  s’associent pour proposer une sélection parmi les meilleurs courts métrages européens de l’année, en s’appuyant sur le palmarès du 33e Festival Européen du Film Court de Brest.

 

De la Serbie à la Suède en passant par la Hongrie, nous vous convions à un voyage cinématographique haut en couleurs à travers les langues, les histoires, les formes, pour dresser un portrait en mosaïque de «L’Europe en Courts». Conçu comme une invitation à découvrir la richesse du court métrage, ce programme est accessible à tous les publics à partir de 12 ans.

Le programme ( Durée 1h40) :

VENERMAN de SWANN ARLAUD & TATIANA VIALLE   FRANCE / 17’23 / 2018  (Prix du Public de la compétition française)

SRETAN PUT   de SINIŠA GALIĆ    SERBIE - ALLEMAGNE / 15’45 / 2017 (Prix du Jury Jeune)

CHANSON de TIPHAINE RAFFIER  FRANCE / 30’ / 2018  (Grand Prix du film court de la ville de Brest)

SKOLSTARTSSORG (LE BLUES SCOLAIRE) de MARIA ERIKSSON    SUÈDE / 16’36 / 2017 (Prix du Conseil départemental du Finistère)

A LEGJOBB JATEK (LE MEILLEUR JEU DE TOUS LES TEMPS) de KRISTÓF DEÁK   HONGRIE / 19’43 / 2018   (Prix des Passeurs de Courts, Prix du Public de la compétition européenne, et mention spéciale du jury officiel)   Entrée : prix unique 4€ 

 

Lundi  13 mai  20h30 :

Les Oiseaux de passage 

  drame , thriller de Ciro Guerra et  Cristina Gallego 

Colombien, Mexicain , Danois; 2h0  "

 " Epopée sur le trafic de drogue en Colombie  "       

Dans les années 1970, en Colombie, une famille d'indigènes Wayuu se  retrouve au cœur de la vente florissante de marijuana à la jeunesse américaine. Quand l'honneur des familles tente de résister à l'avidité des hommes, la guerre des clans devient inévitable et met en péril leurs vies, leur culture et leurs  traditions ancestrales. C'est la naissance des cartels de la drogue.     

 La  critique  :Evoquer le trafic de drogue en Colombie tout en explorant le monde indigène, tel est le pari des "Oiseaux de passage", long-métrage remarqué à Cannes puis aux Oscars, sur un réseau de narcotrafiquants dans une tribu au nord du pays.  L'express 

 « Un discrètement impressionnant qui confirme le talent des réalisateurs » Positif

« Les oiseaux de passage est aussi bien une fresque historique qu'un témoignage ethnographique ou encore un western . » Sens critique

 

Mardi 14 mai 20h30 :

 Je vois rouge   documentaire  de Bojina Panayotova

France , Bulgarie , 2018 , 1h24.

Après 25 ans passés en France, Bojina retourne en Bulgarie avec un soupçon vertigineux : et si sa famille avait collaboré aux services secrets du régime communiste ?Caméra au poing, elle embarque ses parents dans une quête effrénée qui menace de tourner à la catastrophe. Dans son obstination à trouver la vérité, elle se voit dépassée par ses propres méthodes qui ressemblent étrangement à celles du passé. 

La réalisatrice :Bojina est née en Bulgarie. A la chute du mur, elle suit sa famille qui émigre en France. Après des études de philosophie à l’Ecole Normale Supérieure et de cinéma à La Fémis, elle repart en Bulgarie et se lance dans la fabrication de films « sauvages ». En 2014, elle rencontre le collectif de réalisateurs- producteurs STANK avec qui elle développe depuis ses projets et collabore également avec le réalisateur Boris Lojkine, en tant que scénariste et scripte. Son premier long-métrage documentaire Je vois rouge est sélectionné à la Berlinale en 2018

La  critique :   " Œuvre en réalité très finement travaillé  avec un  montage brassant à merveille les films  de propagande de l'époque communiste , les vieilles photos de famille et jusqu'aux images de la  caméra de surveillance du bureau de consultation des archives  de la police secrète " Stank  

 

Jeudi 16 mai  20h30 .

 Mon costume Glazik  

En présence  de la  réalisatrice

Maud Calvet et Joachim Bouyjou documentaire (52 mn) (2018) 

  " Iimmersion chez les Rossignols du Stangala Eostiged ar Stangala (Quimper) "

Synopsis: Dans le compte à rebours d’une année de travail, plongez avec passion et fougue dans le tourbillon cabaresque des Rossignols du Stangala ! Cette troupe d’amateurs pas comme les autres, s’émancipe des conventions traditionnelles pour réinventer des spectacles populaires, au sens noble du terme, entre cabaret, théâtre et danse bretonne. Vivez cette histoire depuis l’intérieur de la troupe, à travers le regard d’une danseuse et les paroles de celles et ceux qui vivent dans leurs tripes, la création d’un spectacle plein de poésie. Témoins d'enjeux actuels quant à l'usage et au respect des traditions, ils sont le reflet d'un monde en perpétuel mouvement mais conscient de ses racines, ouvert à l'autre et à l'art pour conserver un équilibre de vie.

Tarif unique 4€   

Vendredi 17 mai  18h   et  Mardi 21 mai  20h30     :

Los  silencios 

de Beatriz Seigner 

Colombie , Brésil, France 2019 1h 29min VOST

Quinzaine des réalisateurs à Cannes 2018
Nuria, 12 ans, Fabio, 9 ans, et leur mère arrivent dans une petite île au milieu de l’Amazonie,  aux frontières du Brésil, de la Colombie et du Pérou. Ils ont fui le conflit armé colombien,  dans lequel leur père a disparu. Un jour, celui-ci réapparait mystérieusement dans leur  nouvelle maison.
La réalisatrice : Beatriz Seigner est une scénariste et réalisatrice brésilienne. En 2009, elle a  réalisé Bollywood Dream, première coproduction entre le Brésil et l’Inde. Los Silencios est  son 2ème long métrage.
La critique :  «Une histoire de vie et de mort, de famille et de fantômes, où, au cœur du drame s’invitent   la poésie et la magie» Bande à Part
« L'image du film est très belle, et le récit parfaitement maîtrisé ; la cinéaste brésilienne  Beatriz Seigner filme le deuil, les conséquences de la guerre et l’envers des choses visibles   avec une grande puissance poétique, entre réalisme social et onirisme magique» Sud Ouest
 

Lundi  20 mai  20h30,  évènement  :

film présenté par Béatrice  Romand , interprète principale du film  ,   en partenariat  avec le  Kerfany de Moélan .  

Le  beau mariage    de  Eric Rohmer

 

France, 1982, 1h37mn 

Grand Prix du Cinéma Français 1982 

Étudiante en histoire de l'Art, Sabine rompt avec son amant Simon, un homme marié, père de deux enfants, et lui annonce qu'elle aussi va se marier. Par l'intermédiaire d'un ami, elle rencontre un homme très attirant, mais fort attaché à son célibat. 

« Le beau mariage » est le second volet (après La Femme de l'aviateur) d'un cycle de six films initiés en 1980, et intitulé « Comédies et proverbes ». Le film illustre ces vers de La Fontaine (La Laitière et le Pot au lait) : 

Quel esprit ne bat la campagne ?

 Qui ne fait châteaux en Espagne ?

 

Les interprètes : Béatrice Romand a tourné à six reprises pour Rohmer et également réalisé quatre films. Elle est accompagnée d’André Dussolier, Féodor Atkine et Arielle Dombasle entre autres. 

La critique : « Sur un sujet d'une minceur extrême, la mise en scène de Rohmer est d'une finesse et d'une limpidité rares. Le Beau Mariage est aussi un de ses films les plus cruels. Constamment, le mariage est envisagé sous sa valeur marchande, comme échange de deux standings ou désir soudain d'ordre bourgeois. » Bernard Génin, Télérama. 

« Mais jamais le récit ne fait écran à la beauté des paysages urbains ou champêtres, qui finit par devenir l’enjeu principal de ce road movie où les transports sont moins amoureux et charnels que physiques. Sabine court surtout après le temps et l’espace où elle s’agite pour cacher une angoisse existentielle qui ne sera jamais exprimée clairement, mais qui restera sous-jacente dans son comportement irrationnel. Sacrée Béatrice Romand… » Vincent Ostria, Les Inrocks 

 

Vendredi 24 mai  18h   et Lundi 27 mai 20h30 :

  Companeros     Biopic , aventure de  Alvaro Brechner

 

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

 

1973, l'Uruguay bascule en pleine dictature. Trois opposants politiques sont secrètement emprisonnés par le nouveau pouvoir militaire. Jetés dans de petites cellules, on leur interdit de parler, de voir, de manger ou de dormir. Au fur et à mesure que leurs corps et leurs esprits sont poussés aux limites du supportable, les trois otages mènent une lutte existentielle pour échapper à une terrible réalité qui les condamne à la folie.
Le film raconte les 12 années d'emprisonnement vécues par trois des figures les plus célèbres de l'Uruguay contemporaine - dont son ancien président José "Pepe" Mujica.

La  critique

Un hymne poignant, ambitieux et politique à tous ceux qui vont jusqu’au bout de leurs forces pour préserver leurs idéaux.      aVoir-aLire.com

Un film courageux et puissant. CinémaTeaser  

 

Mardi 28 mai  20h30 :

Comme  si  de  rien n’était   Drame de Eva Trobisch  

Allemagne      2019    1h 30 min     VOST

 

 Prix de la meilleure actrice à Angers  à   Aenne Schwarz dans le rôle principal .

 

Janne est une femme moderne, éduquée, rationnelle, une femme qui réclame le droit d’être qui elle veut. Lors d'une réunion entre anciens camarades sa vie bascule. Mais elle va persister à faire semblant que tout va bien, refuser de se considérer comme une victime … jusqu’à quand ?

  

La réalisatrice : Eva Trobisch est une actrice, scénariste et réalisatrice allemande, née à Berlin-Est en 1983. Après des études de cinéma à Munich et à New York, elle réalise quelques courts-métrages, et plusieurs films pour la télévision. Comme si de rien n’était est son premier long métrage, il a reçu trois prix dont le prix de la critique internationale à Locarno .

 

La critique :   Une victime peut-elle décider de ne pas l'être ? …Quelques mois après #MeToo et #BalanceTonPorc, le film explore la zone grise du non-consentement assorti de déni, de remords, de regrets, d’intimité forcée, d’oubli impossible. Et au-delà, il souligne avec force et délicatesse cette capacité qu’ont les femmes à supporter. La Voix du Nord  

Le film ne juge ni n’assène aucune leçon. Il restitue, brillamment mais cliniquement, les effets d’une bombe à retardement. En roc, se découvrant soudain friable, l’actrice Aenne Schwarz est impressionnante. Télérama

 

 

 Vendredi 31 mai 18h  et mardi 4 juin 20h30 :

Dieu existe , son nom est Petrunya 

 

Comédie dramatique  de Teona Strugar Mitevska  ;

 

Macédoine, Belgique, Slovénie, Croatie, France ;  2019 ;  1h40

 

Sélection Festival de Berlin 2019.

 

«  Regarde les  femmes triompher »

 

A Stip, petite ville de Macédoine, tous les ans au mois de Janvier, le  prêtre de la paroisse lance une croix de bois dans la rivière et des  centaines d’hommes plongent pour l’attraper. Bonheur et prospérité sont  assurés à celui qui y parvient. Ce jour-là, Petrunya se jette à l’eau sur un coup de tête et s’empare de la croix avant tout le monde.Ses  concurrents sont furieux qu’une femme ait osé participer à ce rituel.  La guerre est déclarée….  

 

La critique : , Irrévérencieux et engagé,  finement amusant et diablement pertinent Dieu existe son nom est Petrunya dégage

 

un message doucement féministe à travers son histoire au carrefour de conceptions diamétralement opposées sur la condition de la

 

femme. CRITIQUE FILM .FR

 

Dénonçant l'intimidation, le chantage, l'emprise de la religion sur les affaires de tous les jours, le film  rappelle fort justement qu'une « foule ne peut pas avoir un avis, c'est juste une meute ». Abus  de Ciné  

 

Lundi 3 juin 20h30 :    

Maguy Marin : l’urgence  d’agir 

Documentaire chorégraphique  de David Mambouch 

 

France   2019    1h 48 min 

Depuis plus de 35 ans, Maguy Marin s’est imposée comme une chorégraphe majeure et incontournable de la scène mondiale. Fille d’immigrés espagnols, elle est de ces artistes qui creusent des sillons durables et profonds. Son parcours et ses prises de positions politiques engagent à l’audace et au courage. Son fils David Mambouch décide en 2019 de porter à l’écran l’œuvre de sa mère : son film est ponctué d'extraits de ses nombreuses chorégraphies dont la plus emblématique "May B" : son spectacle phare qui, en  1981, avait bouleversé tout ce qu’on croyait de la danse…

Le réalisateur : David Mambouch, acteur, auteur et metteur en scène français. Il a étudié à l'École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre  puis a intégré la troupe permanente du TNP de Villeurbanne. Il a déjà derrière lui une riche carrière au théâtre mais a aussi tourné pour le cinéma et la télévision notamment aux côtés d’Agnes jaoui dans La Maison de Nina (2004).

La critique :   A la fois didactique et intime, le film  permet de mieux connaître Maguy Marin, figure de la danse contemporaine, proche de Pina Bausch , dans sa façon de mêler théâtre et danse. Le Journal du Dimanche

 

Outre le parcours d’un pilier de la « nouvelle danse française » le documentaire propose en filigrane une réflexion sur la transmission, sur la conscience des générations, sur les corps vieillissants et l’épanouissement individuel. Sud Ouest 

 

 

 

 

 

 

 



05/04/2019
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