LES FILMS DE JANVIER 2019

Vendredi 4 janvier 18h ; lundi 7 et mardi 8 janvier  à 20h30 .

Evènement : La  séance  de lundi sera suivie d'un échange avec Léa Dimna  la traductrice du réalisateur Hirokazu Kore-Eda 

 

Une affaire de famille  

Drame de Hirokazu Kore-eda

Japon 2018 2h 01min VOST 

Palme d’or au festival de Cannes 2018

 

Au retour d’une nouvelle expédition de vol à l’étalage, Osamu et son fils recueillent dans la rue une petite fille livrée à elle-même et que ses parents maltraitent. En dépit de leur pauvreté, survivant de petites rapines qui complètent leurs maigres salaires, les membres de cette famille semblent vivre heureux – jusqu’à ce qu’un incident révèle brutalement leurs plus terribles secrets…

 

Le réalisateur : Hirokazu Kore-eda est  l’un des cinéastes fétiches du festival de Cannes (c’est sa cinquième participation en sélection officielle, depuis Distance, en 2001). Orfèvre délicat, il ne cesse, depuis quelques années  de revenir ciseler les même thèmes : la filiation, les liens intime imposés  et ceux que l’on choisit. De  Nobody knows (récit de quatre enfants livrés à eux même, prix d'interprétation masculine pour Yuya Yagira 2004) à Après la tempête (2016), en passant par Still walking (2008) , Tel père tel fils (Prix du jury en 2013) et Notre petite soeur ( 2015), son œuvre est un vaste mais minutieux tableau de la cellule familiale.

 

Interprètation  : Kirin Kiki  ( ( la  grand mère )  apparaît dans tous ses films , fut aussi une grande figure populaire de la télévision japonaise. Elle  est décédée le 15 septembre 2018 des suites d'un cancer à 75 ans . Elle laisse derrière elle une filmographie jalonnée par des questionnements familiaux propres au Japon contemporain. 

 

La critique : Kore-eda brode et enrichit son récit avec une réjouissante simplicité, démontant au passage les idées reçues sur la fameuse "famille normale" -qui, comme chacun sait, n'existe pas. Les deux enfants sont à croquer ! Le film, limpide et sans bavures, est une merveille…une fable aigre-douce n’en reste pas moins un regard mélancolique sur la société japonaise L'express.fr  

 
Vendredi 11 janvier 18h et mardi 15 à 20h30 :
Marche ou crève  Drame, de Margaux Bonhomme
Français (1h 25min)  

 

Avec Diane Rouxel*, Jeanne Cohendy*, Cédric Kahn

 

*prix d'interprétation féminine au Festival international de Saint-Jean-de-Luz  2018. 

 

SYNOPSIS   Elisa, une adolescente fougueuse et passionnée, veut profiter de l’été de ses 17 ans sur les pentes escarpées du Vercors où elle a grandi. Mais sa mère quitte la maison et la laisse seule avec son père pour s’occuper de sa sœur handicapée. Une responsabilité de plus en plus lourde qui la fait basculer de l’amour à la haine, jusqu’à perdre pied. 

 

La Réalisatrice Margaux Bonhomme, née à Paris en 1974, apprend la photographie et le reportage à la London Film School. Elle est directrice de la photographie pour plusieurs films, puis elle devient réalisatrice (films et documentaires).

 

La critique : C'est rare de voir un film d'une telle tendresse et d'une telle violence. A la fois si intime et si universel. Le Nouvel Observateur

 

…le grand impact émotionnel sur le spectateur et sa distribution phénoménale (qui ) transforme un film en apparence tout simple en une vraie expérience de cinéma. Et, pour un premier essai, c'est remarquable. Ecran large

 
Lundi 14 janvier 20h30 :
Le procès Mandela et les  Autres  
Documentaire, Historique, Judiciaire  de   Nicolas Champeaux, et Gilles Porte 

France ; 1h43 ;

 

Prix  du public  au Festival  de Durban 2018. 

Nommé pour L’œil d’Or à Cannes 2018 

 

  L’histoire de la lutte contre l’apartheid ne retient qu’un seul homme : Nelson Mandela. Il aurait eu cent ans cette année. Il s’est révélé au cours d’un procès historique en 1963 et 1964.  le banc des accusés, huit de ses camarades de lutte risquaient aussi la peine de mort. Face à un procureur zélé, ils décident ensemble de transformer leur procès en tribune contre l’apartheid. Les archives sonores des audiences, récemment exhumées, permettent de revivre au plus près ce bras de fer.  

 

Critique : Un documentaire qui met en lumière le courage des combattants anti-apartheid dans l’Afrique du Sud des années 50.   aVoir-aLire.com

 

Ce documentaire rigoureux s’appuie sur les témoignages exceptionnels des coaccusés de Mandela en 1963 et les archives sonores de l’époque, sublimées par l’animation....   Les Fiches du Cinéma

 

Le  réalisateur : Le journaliste Nicolas Champeaux , ancien journaliste  de  RFI , et le cinéaste Gilles Porte ,  réalisateur  de «  Quand  la  mer  monte », se sont replongés dans les archives sonores du procès de Rivonia, qui a abouti en juin 1964 à la condamnation de Nelson Mandela et de sept autres accusés à la prison à vie. Nicolas  Champeaux  avait déjà consacré une émission sur RFI à ces archives historiques.  

 

Projection  suivie  d’un  échange  avec Jacqueline  Dérens , journaliste ( Médiapart, France Culture…)  qui a  rencontré Mandela en 1991, au congrès de l'ANC  et plusieurs fois  en Afrique du Sud.

 
Vendredi 18 janvier 18h  et lundi 21 à 20h30 : 
 Mon père  ( Retablo )    de  
Pérou , Allemand ,  Norvégien ; 2018 ; 1h41, VOSOT .
 
Dans une région reculée du Pérou, Segundo, un jeune garçon de 14 ans, se prépare à suivre les traces de son père dans l'art traditionnel du retable. En se rendant à une fête de village, Segundo observe accidentellement son père dans une situation qui le bouleverse profondément. La découverte de ce secret inavouable lui révèle la réalité brute du monde dans lequel il grandit.
 

 

Le réalisateur : Álvaro Delgado-Aparicio a étudié la psychologie et le design avant de fréquenter la London Film

 

Academy. Après avoir réalisé un premier court métrage en 2012 El acompañante,  Retablo, son premier long

 

métrage, a été été récompensé dans de nombreux festivals sur le continent américain et en Europe. Il remporte

 

L'Ours de Cristal à Berlin en 2018.

 

La Critique : «... Pour son premier film, Delgado-Aparicio nous livre une histoire crue et atypique servie par des

 

personnages plus vrais que nature. De quoi nous étonner et nous plonger dans une civilisation aux antipodes de la

 

nôtre, un véritable voyage en terre inconnue... »      Cinemas-utopia

 

Le court métrage : NEGATIVE SPACE de Max Porter & Ru Kuwahata, France, animation,05’30. Un fils rend un

 

hommage touchant à son père. 

 
Mardi  22 janvier 20h30  : 
 Pigg 

Comédie de Mani Haghighi

Iran, 2018, 1 h 47 min, VOST

 

Un mystérieux serial killer s’attaque aux cinéastes les plus adulés de Téhéran. Hasan Kasmai, un réalisateur iranien, est étrangement épargné. Censuré depuis des mois, lâché par son actrice fétiche, il est aussi la cible des réseaux sociaux. Vexé, au bord de la crise de nerfs, il veut comprendre à tout prix pourquoi le tueur ne s’en prend pas à lui…et cherche, par tous les moyens, à attirer son attention. 

 

La critique : « Une comédie gargantuesque et démesurée aux allures de thriller, qui n’en est pas moins une satire féroce de la censure dans le cinéma iranien. » Le Monde

« Le sarcasme est brutal, la provocation cinglante, et on ne regardera plus le cinéma iranien du même œil. » Première

 

Le réalisateur : Mani Haghighi né en 1969 à Téhéran, après ses études de philosophie il se lance dans la réalisation de films dont il écrit les scénarios. Son premier long métrage, Abadan, a été projeté en première au Tribeca Film Festival et son deuxième, Men at Work, à la Berlinale. Modest Reception, qui fait partie de la collection de Trigon-film, a remporté le NETPAC Award de la Berlinale. En 2016, sa comédie 50 Kilos Albaloo, troisième plus grand nombre d'entrées de l'histoire du cinéma iranien, a été interdite après l'intervention des religieux dénonçant sa liberté de ton. Il a joué dans deux de ses propres films et pour d'autres cinéastes, notamment Ashgar Farhadi (About Elly), pour qui il a écrit le scénario de Fireworks Wednesday (2006). 

 
Vendredi 25 à 18h :
 Les illettrés 

Documentaire  Philippe GUILLOUX France (sorti octobre 2018) 1h16

Film suivi d’un échange avec le réalisateur 

Sujet : Lampaul-Guimiliau, Bretagne, octobre 2013 : après 8 mois de lutte, les abattoirs GAD ferment. 889 employés sont licenciés. 5 ans plus tard, quelques-uns acceptent de nous raconter « l'après » : les petits boulots, les formations, les réussites, les échecs, la confiance en soi. Aux détours de ce parcours malheureusement classique du demandeur d'emploi, ces femmes et ces hommes nous dévoilent les blessures engendrées par la perte de ce travail souvent dévalorisé et dont ils étaient pourtant si fiers.

Le titre du film se réfère à une déclaration d'Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, qui avait fait polémique en 2014 : "Il y a dans cette société (Gad), une majorité de femmes, il y en a qui sont pour beaucoup illettrées, pour beaucoup on leur explique : 'Vous n'avez plus d'avenir à Gad ou aux alentours. Allez travailler à 50 ou 60 kilomètres ! Ces gens-là n'ont pas le permis de conduire, on va leur dire quoi ?"

 

Le  réalisateur : Philippe Guilloux Né en 1960 à Aulnay Sous Bois. Il débute son parcours comme animateur-programmateur de salles de cinéma Art et Essai. Ce poste qu’il occupe pendant 20 ans lui permet d’acquérir une solide culture cinématographique et il lui donne envie de passer l’autre côté du projecteur. Le hasard des rencontres lui a permis de démarrer une carrière de monteur. Il est le fondateur de la société Carrément à l’Ouest, basée à Carhaix.

Les diverses réalisations de Philippe Guilloux sont entre autres,  Voix de garage,  D'ar gêrQui a tué Louis Le Ravallec?Glenmor L'éveilleur et  Les illettrées de Gad.

 
Lundi 28 janvier 20h30  Cycle  patrimoine  avec Cinéphare
Samedi  soir , dimanche matin 
Drame de Karel Reisz

 

Grande-Bretagne, 1960, 1h 29min, VOST.

 

Avec  Albert finney, Shirley Anne Field…

 

Synopsis  : Au cœur du Pays noir, à Nottingham, Arthur Seaton est un jeune tourneur dans une usine de  bicyclette.

 

Arthur est un jeune homme en colère, le genre de non-conformiste qui pullulait en Angleterre dans les années 60.

 

Arthur travaille toute la semaine à l'usine, pour un salaire de misère. Quand le weekend arrive, ses comparses et lui

 

se retrouvent au pub du coin pour oublier tout. Sa petite amie du moment, Brenda, est jalouse de l'intérêt que lui

 

porte  Doreen, une nouvelle venue parmi la bande…

 

Réalisateur    : Karel Reisz est un des  membres fondateur du « free cinéma »  dans les années 50 en Angleterre

 

où de jeunes réalisateurs reprennent la démarche de «  l’école documentariste » et jette un regard neuf ,

 

dérangeant et irrespectueux sur l’Angleterre  contemporaine. Après plusieurs court -métrages, Samedi soir

 

Dimanche matin est son premier film, pour la  première fois ,le monde ouvrier au cinéma. Il réalisera, en 1980,  

 

« La femme du lieutenant Français. »

 

La critique :Sans pittoresque populiste, et sans complaisance misérabiliste, Karel Reisz recrée l’environnement

 

morne  des cités ouvrières des Midlands. Un film qui anticipe le mouvement de 68 et le fameux slogan « métro,

 

boulot ,dodo ». Anne Kieffer du monde diplomatique 

 

Mardi 29 janvier   à 20h30,   dans le cadre du 25ème Festival Taol Kurun   :
L’eau , la terre , le paysan  ,
Documentaire de Christian  Rouaud   . - 2006 – 56mn

Le  réalisateur  échangera  avec le public après la  séance.

 

À travers deux générations de paysans sur une ferme des Côtes d’Armor, le film aborde l’épineuse question de la pollution des eaux bretonnes par les excès de l’agriculture industrielle. Le père et le fils découvrent l’hypothèse d’une autre agriculture, qui trouverait, enfin, un équilibre avec la nature.

Le  réalisateur : Christian Rouaud est un écrivain et réalisateur français né  en 1948  .  Avant de passer derrière la caméra, il  a été professeur de lettres. Puis sa passion pour le 7e art le pousse à devenir responsable de formation audiovisuelle dans l'éducation nationale .

Pour  la 4ème  fois  nous avons  le  plaisir  d’accueillir  Christian Rouaud, à La Bobine   :  en 2003 , Paysan et  rebelle , un portrait de Bernard Lambert ;  en  2007 ,  Lip, l'imagination au pouvoir qui revient  sur la grève ouvrière la plus emblématique de l’après Mai 68 ; en  2011, Tous au Larzac,  César du  Meilleur documentaire ,  qui montre  le combat des paysans du Larzac contre l’Etat, pour sauver leurs terres ;  en 2013 , Avec  Dédé , un portrait de Dédé Le Meut,  virtuose sonneur de bombarde virtuose, amoureux de la langue bretonne, de la musique, de l’humanité.

Trois courts métrages   ( durée 7mn30 ) de David Guillaume , Locunolois , droniste qui a réalisé un superbe travail au dessus de la vallée de l'Ellé, en novembre 2017.  Ce court métrage est devenu sa carte de visite et l'a emmené depuis en Patagonie, sur la Cordillère des Andes, en Arménie...

Au programme également  ,  une  vidéo  tournée  à  Fouesnant  et une sur les Monts  d’Arrée .

 


15/12/2018
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 246 autres membres