Les films de novembre et début décembre 2014

 

Vendredi 31  octobre 18h ,

lundi 3 novembre  et mardi 4 à 20h30:
MOMMY  de  Xavier  Dollan . Prix du Jury à Cannes 2014
Une veuve mono-parentale hérite de la garde de son fils, un adolescent  impulsif et violent. Au coeur de leurs emportements et difficultés, ils tentent de joindre les deux bouts, notamment grâce à l’aide inattendue de l’énigmatique voisine d’en face, Kyla. Tous les trois, ils retrouvent une forme d’équilibre et, bientôt, d’espoir....
La critique :   Mommy  est, avec "Laurence Anyways", le meilleur film de Xavier Dolan (…), celui où le cinéaste parvient avec le plus de netteté à ses fins : parvenir à un certain étourdissement émotif du spectateur, tout en esquivant, le pathos fictionnel ... Cahiers  du cinéma
Enfant de son temps, Xavier Dolan met en scène des existences bornées par toutes les contraintes, mais réussit à convaincre qu'elles valent la peine d'être vécues. Le  Monde .
 La réussite de   Mommy  réside dans la parfaite concordance entre le sujet traité et sa forme tourbillonnante.... Positif
 

 

Vendredi  7 novembre 18h et  mardi 11 à 20h30  :

STILL THE WATER  de Naomi awase

Sur l'île d'Amami, les habitants vivent en harmonie avec la nature, ils pensent qu'un dieu habite chaque arbre, chaque pierre et chaque plante. Un soir d'été, Kaito, découvre le corps d¹un homme flottant dans la mer, sa jeune amie Kyoko va l'aider à percer ce mystère. Ensemble, ils apprennent à devenir adulte et découvrent les cycles de la vie, de la mort et de l'amour…

 La  critique : Un vibrant hymne à la vie dans tous ses états. Les Inrocks

Ce film élégiaque de Naomi Kawase, sélectionné au Festival de Cannes, tourné sur une île du Japon, prend les allures d’un beau poème philosophique sur l’amour et la mort. La Croix

 

Lundi  10 novembre à 20h30: ciné débat  dans le  cadre  du mois  du documentaire en présence  de Martin de La Soudière ethnologue , spécialiste  de la ruralité comtemporaine.

LA LIGNE DE PARTAGE DES EAUX    de  Dominique Marchais.

La Ligne de partage des eaux s’inscrit dans le périmètre du bassin versant de la Loire, de la source de la Vienne sur le plateau de Millevaches jusqu’à l’estuaire. Le bassin versant, et non pas le fleuve Loire ! C’est-à-dire le plan incliné vers la mer, la totalité de l’espace irrigué, pas seulement le trait de la rivière. C’est-à-dire les zones d’activités et les zones humides, les fossés et les autoroutes, les salles de réunions et les chantiers. Car l’eau est partout, dans les sols, dans les nappes, dans l’air, circulant, s’infiltrant, s’évaporant et partout reliant les territoires entre eux, désignant leur interdépendance, nous faisant rêver à leur solidarité.....

La  critique : Une  ambitieuse démarche que le cinéaste parvient  à  rendre vivante, concrète, grâce à la qualité de ses interlocuteurs et à l’intelligence de la parole qui se déploie. La Croix

Le film parfois bouleverse en ce qu’il déplie l’ample nuancier des problématiques, mais dans un mouvement sinueux qui a la douceur de l’eau et l’invisibilité du vent. Libération

Absence de visée polémique. Désir de comprendre. Pari sur l'intelligence du spectateur. Préparation au long cours. Richesse synthétique des approches, des sources, des personnages. Souci de raccorder l'enjeu du film à une conception globale de l'homme dans son environnement. Le Monde

 

 

Vendredi 14 novembre 18h; lundi  17 et mardi 18 à 20h30:  

GERONIMO  de  Toni Gatliff

Sud de la France. Dans la chaleur du mois d'août, Geronimo, une jeune éducatrice veille à apaiser les tensions entre les jeunes du quartier Saint Pierre. Tout bascule quand Nil Terzi, une adolescente d'origine turque s'échappe de son mariage forcé pour retrouver son amoureux, Lucky Molina, un jeune gitan. Leur fuite met le feu aux poudres aux deux clans. Lorsque l'affrontement éclate en joutes et battles musicales, Geronimo va tout tenter pour arrêter la folie qui embrase le quartier.

La  critique: Tony Gatlif met ici en scène, avec une liberté renouvelée, les thèmes qu'il affectionne. Il offre ainsi à Céline Sallette l'un de ses plus beaux rôles. Les  fiches  du  cinéma .

Nouvelle étoile montante du cinéma français, Céline Sallette illumine le nouveau film de Tony Gatlif. Un tempérament de feu.  Le Parisien

Sur une trame shakespearienne, un film à la Gatlif, tout de chorégraphie et de rythmes endiablés. Le  Dauphiné

 

 

Vendredi 21 novembre 18 h ; lundi 24 et mardi 25 à 20h30 :

 BANDE DE FILLES  de  Céline  Sciama

 Marieme vit ses 16 ans comme une succession d’interdits. La censure du quartier, la loi des garçons, l’impasse de l’école. Sa rencontre avec trois filles affranchies change tout. Elles dansent, elles se battent, elles parlent fort, elles rient de tout. Marieme devient Vic et entre dans la bande, pour vivre sa jeunesse.

La  critique : Bande de filles", troisième long-métrage, rageur et scintillant, de Céline Sciamma. Le Monde

De la famille à la bande, de l’école à la rue, une jeune fille en quête d’émancipation dans un récit d’apprentissage fulgurant.  Les Inrockuptibles

Ce film trépidant d’énergie et trépignant de rage parfois se repose, reprend son souffle, fait le noir à l’écran. (...) Trop le bonheur.   Libération

 

Vendredi 28 novembre 18h   et mardi 2 décembre 20h30 :

 NATIONAL GALLERY   de Frédéric  Wiseman

 National Gallery s'immerge dans le musée londonien et propose un voyage au cœur de cette institution peuplée de chefs d'œuvre de la peinture occidentale du Moyen-âge au XIXe siècle. C’est le portrait d'un lieu, de son fonctionnement, de son rapport au monde, de ses agents, son public, et ses tableaux. Dans un perpétuel et vertigineux jeu de miroirs, le cinéma regarde la peinture, et la peinture regarde le cinéma.

La critique:   Dans National Gallery, non seulement Wiseman désarticule le réel plus que jamais, mais il l’entraîne irrésistiblement vers la fiction. Cela décuple notre intérêt et nous amène à regarder le cinéma de Wiseman sous un jour nouveau : comme un fascinant piège à fiction par-delà le réel, qui devient un pur cadre. Les Inrockuptibles

Au bout de trois heures, on a l'impression d'avoir élucidé quelques-uns des plus beaux mystères de l'art.  Le Nouvel Observateur

Deux heures cinquante-quatre de bonheur pour dire la vérité. On en reprendrait volontiers une louche ou deux. L'Obs

 

Lundi 1er  décembre 20h30  ( tarif unique 4,40€ ou Pass 7€ pour le pass Festival Passeurs  de Lumière):

 OF MEN AND WAR ; Des HOMMES  et  de la Guerre      en présence de Laurent Bécue-Renard , réalisateur. 

Ils auraient pu s’appeler Ulysse, ils s’appellent Justin, Kacy, Brooks, Trevor ou Steve. Ils auraient pu revenir de Troie, ils reviennent d’Irak ou d’Afghanistan. Pourtant, pour eux aussi, le retour au pays est une longue et douloureuse errance. Partis combattre sous le drapeau américain, les douze guerriers de "Of Men and War (Des hommes et de la guerre)" sont rentrés du front sains et saufs, mais l’esprit en morceaux, consumés de colère, hantés par les réminiscences du champ de bataille....
 La  critique Sobre et bouleversant, ce film dit la nécessité vitale de la parole, mais aussi de l'urgence à entendre. En creux, il est question de notre responsabilité à tous : rester sourd aux cris de ces soldats cassés, c'est accepter de vivre à côté de grenades dégoupillées.  Télérama

Evidemment, le titre place le documentaire sous la bonne étoile de Steinbeck : comme lui, il mêle avec brio la tendresse et la torture, dépeignant la communauté des laissés-pour-compte comme une armée de grands gaillards sanglotant, grosses bêtes réduites à serrer leur doudou. Il s’avère même,
insidieusement, assez guérisseur.
- Les Inrocks

 

Vendredi 5 décembre 18h; lundi 8 et mardi 9 décembre à 20h30:

 FELICIDAD  de Daniel  Burman

Santiago et Eugenio sont amis de longue date mais aussi associés dans le travail. Ils se comprennent sans se parler, se complètent et ne se quittent pratiquement jamais. Des parties de tennis au rendez vous d’affaires, ils sont inséparables et aucun n’a de secret pour l’autre. C’est du moins ce que pensait Santiago avant la  mystérieuse disparition de son associé....

 La  critique: Le réalisateur du "Fils d'Elias" (...) est désormais une valeur sûre du cinéma argentin. Il propose pour son neuvième long-métrage une plaisante fable satirique sur l'usure de l'amitié et de l'amour. Positif

Daniel Burman réalise une comédie mise en scène avec minutie... La comédie est portée par des acteurs impeccables. Sud  Ouest



20/10/2014
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