Les films de juin 2018

 

Vendredi 1er juin 18h et mardi 5 juin 20h30:

HOTEL SALVATION 

Comédie dramatique de Shubhashish Bhutiani

Inde, 2018, 1h 35min.  

Daya, un vieil homme, sent que son heure est venue et souhaite se rendre à Varanasi (Bénarès), au bord du Gange, dans l’espoir d’y mourir et atteindre le salut. A contrecoeur, son fils Rajiv l’accompagne, laissant derrière lui son travail, sa femme et sa fille. Arrivés dans la ville sainte, les deux hommes louent une chambre à l’Hôtel Salvation, un endroit réservé aux personnes en fin de vie. Mais le temps passe et Daya ne montre pas de signe de fatigue. Or le directeur de l’établissement a été formel : au bout de quinze jours, ils devront laisser la place aux nouveaux arrivants… 

La critique : Cette première fiction d'un réalisateur indien réussit à aborder sur un mode à la fois burlesque et profond deux préoccupations universelles et étroitement imbriquées : la fin de vie et le conflit des générations.... Positif

Le réalisateur : Né en 1991, Shubhashish Bhutiani  s'est  grandement impliqué dans le théâtre en tant qu’acteur, il s’est intéressé à l’écriture et est parti faire des études de réalisation en 2013  à New York. Son court-métrage de soutenance, Kush, a été diffusé en avant-première au Festival International de Film de Venise de 2013, où il a remporté le Orizzonti Award du meilleur court-métrage.  Son premier long métrage de fiction , Hotel Salvation, a été projeté en avant-première au 73ème Festival International de Film de Venise...

 

Lundi  4 juin 20h   en  raison  de la  longueur  (2h 41 )  de  ce " film  culte " 

dans le  cadre  du cycle Patrimoine  avec  Cinéphare (4,40 €)

STALKER  Film fantastique, drame  d’Andreï Tarkovski

U.R.S.S.,1979, (version restaurée 2017)

Dans un pays et une époque indéterminés, il existe une zone interdite, fermée et gardée militairement. On dit qu'elle abrite une chambre exauçant les désirs secrets des hommes et qu’elle est née de la chute d'une météorite, il y a bien longtemps. Les autorités ont aussitôt isolé le lieu, mais certains, au péril de leur vie, bravent l’interdiction. Leurs guides se nomment les «stalker», êtres déclassés, rejetés, qui seuls connaissent les pièges de la zone, en perpétuelle mutation…

Le réalisateur :Fils et petit-fils de poète,le cinéaste russe Andreï Tarkovski (1932-1986) pose dès son 1er film L’Enfance d’Ivan  (Lion d’Or à Venise en 1962) les jalons d’une œuvre puissante et épurée et s’impose à l’international. En à peine 7 longs-métrages (Andrei Roublev, Solaris, Le Miroir, Nostalgia, Le Sacrifice), Andreï Tarkovski a marqué l'histoire du cinéma du XXème en puisant dans un héritage russe, à la fois chrétien et païen, mais dont les racines ont été éprouvées par l’exil en Occident en 1983 .Le nombre d’ouvrages, d’essais, de thèses cinématographiques sur Tarkovski nous montrent qu’il n’est pas un cinéaste anodin, mais aussi un penseur.

Stalker  (prix spécial au festival de Cannes,1980) est son dernier film soviétique.

Critiques: « Stalker est une fable métaphysique, un cours de morale,une leçon de foi,…, une quête, tout ce qu’on voudra. »(Serge Daney, Libération, 1981)

« Dire que Stalker est un film sublime (il sublime le matériau cinématographique) est peut-être, pour une fois, à entendre au sens littéral. » (Cahiers du cinéma,1981)                               

 

Vendredi  8  juin  18h et  mardi  12  juin  20h30: 

Chlorofilm  fête la musique  en avance en présentant

LA TETE A L’ENVERS   tragi-comedie de Josef Hader

Autriche/Allemagne - 2017- 1h43 -      VOSTF.

Un célèbre critique musical autrichien est brutalement renvoyé de son son journal alors que  tout va au mieux pour lui dans l'univers culturel viennois. pretexte invoqué : trop vieux et donc trop cher...et place aux jeunes!  Le coup porté à son égo est tel qu'il perd tout le sens de la mesure, cache la vérité à sa femme  et decide de se venger  de son ancien employeur d'une façon aussi abracadabrante qu'innefficace....

La  critique :

"La tête à l'envers " est un film débridé, teinté d'humour noir et de derision sur la société d'aujiurd'huiau travail comme dans le couple- sur la fierté mal placée et le manque cruel de communication entre les êtres...

"comedie à la drolerie  très séduisante...avec de savoureux moments d 'absurde" Télérama

"la tête à l'envers " est un film bien de son temps, finement monté" Positif

"Fable absurde qui distille un humour acide et désenchanté, marque de fabrique des comédies allemandes et autrichiennes"

Le réalisateur

Josef Hader est connu sur la scène viennoise  comme comme une véritable star des "one man show" humoristiques.

Il s'est fait connaitre sur les écrans pour avoir tenu le rôle de Stefan Sweig dans le film biopic du meme nom (2016) et signe ici sa premiere réalisation   cinématographique.

  

Samedi 9 juin 21h  ,  dimanche 10 juin  à 17h30 

+  lundi 11 juin  à 20h30  (  séance  Chlorofilm ):

EVERYBODY KNOWS   Drame de Asghar Farhadi

Espagnol Français Italien 2018, 2h 12mn
 Avec  Penélope Cruz (Laura) ; Javier Bardem (Paco) ; Ricardo Darin (Alejandro); Eduard Fernandez (Fernando)...
A l’occasion du mariage de sa soeur, Laura revient avec ses enfants dans  son village natal au coeur d’un vignoble espagnol. Mais des évènements  inattendus viennent bouleverser son séjour et font ressurgir un passé  depuis trop longtemps enfoui.... 
La critique:   C'est du cinéma virtuose, intelligent et… cruel.   Le Nouvel Observateur
 Avec son nouveau film  l’Iranien Asghar Farhadi continue d’ausculter le poids que le secret et le passé font peser sur les êtres. Une leçon de cinéma.    La Voix du Nord   
 Marchant sur les traces d'Hitchcock et de Bergman, le cinéaste signe un drame  psychologique étouffant, où ses deux stars, sans fard et au jeu sobre, sont au sommet de leur art.  Ouest  France
Le réalisateur
Everybody Knows fait partie de la compétition officielle du 71e Festival  de Cannes, dont il a fait l'ouverture. Huitième long-métrage  d' Asghar  Farhadi, scénariste iranien reconnu et spécialiste d’un cinéma réaliste  dans sa mise en scène, a remporté le prix du scénario pour Le client   (2011), qui a également valu à l’acteur Shahab Hosseini le prix  d’interprétation masculine. Et en 2013, Bérénice Bejo décrocha le prix  d’interprétation féminine pour Le Passé. 
 

Vendredi  15 juin 18h   et  lundi  18 juin à 20h30:

UNE ANNEE POLAIRE    Comédie dramatique, aventure de Samuel Collardey

France 2018 ;1h34

Pour son premier poste d’instituteur, Anders choisit l’aventure et les grands espaces: il part enseigner au Groenland, à Tiniteqilaaq, un hameau inuit de 80 habitants. Dans ce village isolé du reste du monde, la vie est rude, plus rude que ce qu’Anders imaginait. Pour s’intégrer, loin des repères de son Danemark natal, il va devoir apprendre à connaître cette communauté et ses coutumes.

Les critiques : Une aventure humaniste dans les contrées sauvages. (senscritique)

Après « Voyage au Groenland » de Sébastien Betbeder, on y retourne volontiers avec Une  année polaire de Samuel Collardey (internaute)

Une année polaire , un film très réussi, dévoilé à Sundance, dans la compétition World Cinema Documentary Cineuropa

Le réalisateur :le film de  fin d'études  à la  Fémis de  Samuel Collardey  reçoit prix SACD à la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes, le prix spécial du jury à Clermont-Ferrand.

En 2008 sort son premier long métrage  « L'Apprenti » , (Prix  de la semaine de la critique à Venise et le prix Louis-Delluc du meilleur premier film) .  En 2013, Il sort son deuxième long métrage « Comme un lion ».

Après la sortie de son troisième long-métrage, « Tempête », Samuel Collardey part en voyage au Groenland. Il découvre le pays et le village de Tiniteqilaaq. L’idée d’un docu-fiction lui vient lors de sa rencontre avec l’instituteur Anders Hvidegaard, un danois, acteur principal du film, parachuté au sein d'une communauté inuite. Le réalisateur voit ce petit village une société intéressante à filmer aujourd'hui parce qu'elle est prise entre tradition et modernité, les habitants chassent et mangent du phoque mais ils ont un Smartphone et un compte Facebook.

 

Mardi 19 juin 20h30 (  4 €) :

Chlorofilm  fête la musique en présentant ,  en présence  du  réalisateur,

SACREE MUSIQUE  

Film documentaire d’Olivier Bourbeillon 2017 - 54’

Avec acteurs inconnus – Ensemble Matheus – Jean-Christophe Spinosi

Chef d’orchestre atypique, implanté à Brest avec son orchestre Matheus, violoniste, Jean-Christophe Spinosi bouscule la musique classique en en proposant une autre interprétation. Avec le quatuor Matheus, il court le monde, mène une vie de chef de musique classique. D’un concert à l’autre, de ville en ville, pays après pays, Jean-Christophe court pour faire vivre la musique. Et à chaque escale, il combat la bienséance d’un monde trop« classique » dont il s’affranchit sans faux-semblants.

Jean-Christophe Spinosi n’est jamais là où on l’attend. Il fait aussi « Les Vieilles Charrues » à Carhaix, où il joue Vivaldi accompagné d’une batterie et d’une basse. Vivaldi se « rockise ». Le film traverse toutes les musiques, de Mozart à Saint-Saëns en passant par Scott Bradley, le musicien de Tex Avery.
Le Réalisateur Olivier Bourbeillon est un réalisateur, producteur et fondateur du festival européen du court-métrage de Brest . Au sein de sa société Paris-Brest Productions, Olivier Bourbeillon a produit plus d’une quarantaine de courts-métrages, une vingtaine de documentaires et plusieurs longs-métrages. 

La critique « Vous avez dit classique ? » Comme la musique, peut-être, mais certainement pas comme Jean-Christophe Spinosi, l'âme de l'ensemble Matheus. Un ovni dans le paysage symphonique français.

Dans Sacrée musique, on voit et on écoute Spinosi diriger Le Messie d'Haendel à Moscou, avec le sens du swing ; Misa Solemnis de Beethoven, à Dortmund, au lendemain des attentats ; raconter sa vision de Chostakovitch aux musiciens de l'orchestre philharmonique d'Osaka...

« Il aime raconter des histoires, pour lui, la musique produit des images, il dit souvent à ses musiciens d'oublier la partition, continue Olivier Bourbeillon. C'est rare de rencontrer des personnes aussi charismatiques dans la vraie vie. Spinosi a le feu sacré. »  Ouest France

  

Vendredi  22 juin à 18h   et mardi  26 juin à 20h30 :

LA ROUTE SAUVAGE    Drame de Andrew Haigh    Etats-Unis   2018  2h 01min   VOST

Charley Thompson a quinze ans et a appris à vivre seul avec un père inconstant.
Tout juste arrivé dans l’Oregon, le garçon se trouve un petit boulot chez un entraineur de chevaux et se prend d’affection pour Lean on Pete, un pur-sang en fin de carrière. Le jour où Charley se retrouve totalement livré à lui-même, il décide de s’enfuir avec Lean on Pete, à la recherche de sa tante dont il n'a qu’un lointain souvenir.  Dans l'espoir de trouver enfin un foyer, ils entament ensemble un long voyage…

Le réalisateur : Andrew Haigh, né en  1973,  est un réalisateur, scénariste et monteur britannique. Il a notamment été assistant-monteur sur plusieurs films de Ridley Scott. Il dirige son premier long métrage en 2009, « Greek Pete »  Il réalise ensuite une comédie dramatique romantique intitulée « Week-end »  puis, en 2015 , « 45 Years »  Ours d'argent de la meilleure actrice et du meilleur acteur pour Charlotte Rampling  et Tom Courtenay. Pour son quatrième long métrage, « la route sauvage » il adapte le roman Lean on Pete (publié en français sous le titre Cheyenne) de l'écrivain américain Willy Vlautin

La critique : Un regard juste sur l’adolescence esseulée et la détermination, sur fond de grands espaces ouest-américains, d’amitié avec l’animal, et de célébration des êtres en marge. Bande à Part

Le portrait est d’autant plus réussi que Charlie Plummer, dix-huit ans, a le charisme poignant et lumineux d’un nouveau River Phoenix. Télérama

 

Lundi   25  juin à  20h30 :

LES ANGES PORTENT DU BLANC  ‧ Drame de  Vivian Qu'‧ 1h 47m; 2017

Dans une modeste station balnéaire, deux collégiennes sont agressées par un homme d’âge mûr dans un motel. Mia, l’adolescente qui travaillait à la réception est la seule témoin. Elle ne dit rien par crainte de perdre son emploi. Par ailleurs, Wen, l’une des victimes, 12 ans, comprend que ses problèmes ne font que commencer…  

La  critique   Un film puissant sur la condition des femmes en Chine.   Les Fiches du Cinéma                   

 "Les Anges portent du blanc" n'est pas un film de procès. C'est une fiction à portée plus large où le fait divers repositionne de façon mécanique la place des femmes dans la société chinoise encore patriarcale.   Positif       

Vivian Qu' livre dans ce film très abouti une critique féroce de l’évolution de son pays, en même temps qu’une galerie de portraits de femmes cherchant à se libérer de l’oppression d’un système qui en fait les premières victimes.      La Croix  

La  réalisatrice :  Née en République populaire de Chine, Vivian Qu'  a suivi des études d'histoire de l'art à New York1 avant de revenir dans son pays. Elle a comme modèles Robert Bresson, Éric Rohmer, Jacques Rivette, Jean-Luc Godard, Agnès Varda et Jacques Tati, et se positionne du côté du cinéma d'auteur. Elle a produit des films primés dans différents festivals, comme Train de nuit (Un certain regard en 2007 au Festival de Cannes), Portrait de femmes chinoises (Quinzaine des Réalisateurs en 2008), et Black Coal (Ours d'or de la Berlinale en 2014). Elle se lance dans la réalisation avec Trap Street sorti en 2013, Grand prix du jury au festival du film de Boston.   

       

Clap  de fin  pour la  saison 2017/2018   déjà !

 (  Pour  cause  de travaux  au  cinéma municipal La  Bobine   )
 juin au  Chlorofilm  vous  donne  rendez vous le vendredi 7  septembre à 18h

pour une  nouvelle  saison de découverte de cinéastes des 5  Continents !

Cet  été  le  cinéma continue  chaque jeudi  dans la Prairie St Nicolas

et à La  Bobine après le   10 juillet

  



07/05/2018
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