Be happy

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Il porte bien son nom, ce film.
J’adore les anglais, :pl: leur cinéma et leur énergie, et Poppy vient me conforter dans cette empathie que je ressens si souvent. Les anglais, ils sont comme nous, dans la même panade que nous, avec leurs craintes, leurs défaites, leurs services collectifs qui partent en quenouille, leurs services sociaux, leurs fofolles et leurs célibataires de trente ans, leurs paranos, leurs erreurs. Les mêmes que nous. Mais leur cinéma, de Ken Loach comme de Mike Leigh, ou d’autres, nous propose des personnages vrais, ambigus, motivés ou démotivés, qui s’expriment, qui font l’effort de dire, de partager, d’essayer au moins. Les relations de travail sont confiantes et responsables au sein d’un système où tout est difficile. Ici, c’est le contraire du film de Tavernier Ca commence aujourd’hui où l’instit (Ah, Torreton, qui y a cru une seconde ?) ne peut que pester contre l’incurie des services sociaux (seule la puéricultrice qui prend le balai aura un peu de reconnaissance) dans une totale ignorance de leur compétence et donc dans l’impossibilité de collaborer. Ici, l’instit s’ouvre à sa directrice des difficultés d’un de ses élèves, on fait venir un travailleur social et chacun à sa place fait ce qu’il peut. Ici, l’instit fait la fofolle avec sa copine, ses copines, et ses élèves, mais ne perd pas de vue ses responsabilités. Des fois elle en fait trop, et cela blesse. Des fois elle tempère. Elle énerve, elle attendrit. Elle s’habille librement, ose des couleurs et des froufrous inadaptés, elle fonce, elle se trompe, elle rêve de rencontre, de mari et d’enfant, mais elle accepte de regarder tous ceux qui viennent dans son champ de vision. Le film est construit en courtes scènes assez hétéroclites, (je vous recommande la leçon de flamenco) où le lien créé par le personnage de Poppy, jamais réduite à un seul aspect de sa personnalité, finit par créer un ensemble cohérent, c’est ce qui en fait un film bien plus profond qu’il n’en a l’air. A côté de ceux qui sont rongés de frustration par leur propre self détestation (le moniteur d’auto école, la sœur, le libraire un bref instant entrevu) d’autres comme Poppy et ses copines prennent le parti de vivre.

Dernière modification le 06-09-2008 à 15:32:11

Dernière modification le 06-09-2008 à 15:32:52
jacline

J'ai mis un peu de temps à rentrer dans le film, à adopter Poppy et ses petites mimiques! Puis je l'ai suivie, elle, ses bottes et ses tenues délurées! et j'ai pensé que ces élèves avaient de la chance de l'avoir pour instit'. J'ai finalement eu beaucoup de plaisir à regarder cette Poppy virevolter, elle fait du bien! Et j'ai été impressionnée par l'acteur qui joue le moniteur d'auto-école: ses crises de nerfs m'ont donné de bons fous rires!

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