Les films de mars 2017

 Dans le cadre de la semaine de la poésie, 

Chlorofilm  présente  3 films :

- Le  dernier  film  de  Jim Jarmusch

- deux films  du  grand  cinéaste  Jodorowsky 

  

Vendredi  3 mars 18h  et Mardi 7 à 20h30 :

PATERSON   de Comédie poétique de Jim Jarmusch;   américain, 2016, 1h58'

Paterson vit à Paterson, New Jersey, cette ville des poètes, de William Carlos Williams à Allen Ginsberg, aujourd’hui en décrépitude. Chauffeur de bus d’une trentaine d’années, il mène une vie réglée aux côtés de Laura, qui multiplie projets et expériences avec enthousiasme et de Marvin, bouledogue anglais. Chaque jour, Paterson écrit des poèmes sur un carnet secret qui ne le quitte pas…

Le réalisateur : Depuis son 1er premier long métrage, Stranger than Paradise (1983), Caméra d'Or à Cannes, Jim Jarmusch réalise une carrière de cinéaste américain indépendant : Down by lawn (1986), Coffee an Cigarettes (palme d'or à Cannes en 2004)  ; il revisite le western avec Dead man ( sur le génocide des  Amérindiens)en 1995 avec Johny Deep, réalise un road-movie mélancolique Broken Flowers (2005) avec Bill Murray, passe du film noir  The limits of control( Tilda Swinton,Bill Murray) au film de vampires avec Only Lovers left alive (2013) (toujours avec sa muse Tilda Swinton) et pour Paterson révèle sa passion pour la poésie.

La critique : « Jim Jarmusch fait circuler une poésie des petits riens, de tous les jours, une poésie de la vie lumineuse et enchantée, à la beauté dépouillée, très simple, très ordinaire. Un chauffeur de bus roule, et cela suffit à nos transports. Paterson nous emmène, si loin, si proche. »Bande à part

« ... une chronique à l’infinie modestie, qui agit comme un antidote à l’agitation du cinéma américain contemporain. »  Les fiches du cinéma

En introduction au film Paterson , dans le cadre du festival Printemps des poètes et en écho à la Journée Internationale des Droits des Femmes une  lecture sur le thème "Femme et Poésie" hommage à Patti Smith  sera présentée par les ateliers théâtres 1 er Acte animés par Isabelle Moign.

 

Lundi 6  mars 20h30  (Dans le cadre du Festival "Sous les Paupières des Femmes »

 TEMPETE DE SABLE  Documentaire de Elite Zexer  ;   Franco Israelien, 2016, 1 H 27 .

Un mariage est célébré au sein d’un petit village du sud d’Israël. Hommes et femmes dansent chacun de leur côté et, en marge de cette union, Jalila tente de ravaler ses larmes. Car le marié n'est autre que son propre époux Suliman, qui a choisi une seconde compagne bien plus jeune. Pendant que ces derniers partent en lune de miel, Jalila découvre que sa fille Layla vit une histoire d'amour secrète avec un garçon de son université. Un amour interdit qui pourrait jeter l’opprobre sur toute la famille et contre lequel elle va se battre. Mais Layla est prête à bouleverser les traditions ancestrales qui régissent le village, et à mettre à l'épreuve les convictions de chacun. Malgré l'interdiction de sa mère, la jeune fille n'en fait qu'à sa tête, bien décidée à vivre sa vie comme elle l’entend et avec l'homme qu'elle aura choisi... 

 

La réalisatrice :   Avec Tempête de sable, choisi pour représenter Israël aux Oscars 2017, Elite Zexer, la réalisatrice de 37 ans, suit le combat d'une étudiante bédouine du Neguev pour décider de son destin. Diplomée de l'université de Tel Aviv, c'est un premier long métrage subtil, ni blanc, ni noir, après des courts dont notamment Take Not en 2008 et Tasnim en 2010, qui a décroché plusieurs prix internationaux.

 

La critique : « une œuvre magistrale, et des combats de femmes qui ne le sont pas moins » (les fiches du cinéma). « ...le personnage le plus passionnant reste Suliman, dont on sent qu'il prend ses décisions pour ne pas déroger aux codes virils que son petit monde lui impose  Télérama.

Le  court métrage : La PALUDIERE  De Cécile Borne et Thierry Salvert.   Documentaire France 2013 . 14mn.

L'univers singulier de Martine Caharel, paludière à Assérac. Tableau sensible où se tissent, au cœur des marais salants, sons, images, paroles et danse.

 

 

Vendredi 10 à 18h et Lundi 13 mars  20h30

 LA DANZA DE LA REALIDAD  de  Alejandro Jodorowsky.     Chili ; 2013 ; 2h10mn

Le  court métrage :TIS       De Chloé Sueur  ; Animation ; France ; 2016 ,  9mn

Une feuille de papier blanc. Les contours d’un personnage se découpent. C’est Tis. Il s’extrait de la feuille, mais y reste lié par les pieds. Au loin, un flot de personnages semblables à lui-même. TIS tente de les rejoindre mais doit s'accommoder de cette grande feuille qu’il traine et qui le handicape.

 

Mardi 14 mars 20h30:

Poesía sin fin   de  Alejandro Jodorowsky.2h08mn)

 

Le  court métrage L’HOMME AUX BRAS BALLANTS ; De Laurent Gorgiard  ; Animation;  France ; 1997  ; 4mn .

Par une nuit sans lune, dans une ville endormie, un personnage aux bras démesurés marche. Précédé par son ombre, il se rend dans une arène accomplir un rituel…

 

A 84 ans et après 23 ans d’absence, l’extravagant cinéaste chilien Alejandro Jodorowsky revient avec une autobiographie fellinienne, un chant d’amour à l’art et à la vie. Dans « La Danza de la Realidad » il parcourt son enfance chilienne et poursuit dans « Poesía sin fin » jusqu’à son départ pour Paris à 24 ans  Le tout forme un récit autobiographique  mais aussi un poème visuel, voyage initiatique, épopée imaginaire : le cinéma en liberté… 

 

Le réalisateur : Après des études de philosophie au Chili , Alejandro Jodorowsky émigre à Paris en 1953 ; il y travaille le mime avec Marcel Marceau et se passionne pour le surréalisme ; il fonde en 1962 le mouvement Panique avec Fernando Arrabal et Roland Topor. En 1965 il crée un théâtre d’avant-garde au Mexique puis se tourne vers le cinéma et réalise plusieurs longs métrages (La montagne sacrée ..El Topo ..) dans des univers ésotériques et souvent provocateurs.  

Les interprètes Jeremias Herskovits :Alejandro enfant ; Les fils du réalisateur : Adam et Brontes Jodorowsky respectivement dans le rôle de Jodorowsky jeune et de son père . La mère et la muse sont interprétées par la même actrice : Pamela Flores. Le réalisateur apparaît aussi dans son propre rôle .

 La critique : Etonnant, insolent, extravagant…poèmes burlesques joyeusement foutraques dans un Chili vibrant sous une dictature de carnaval.. Alejandro Jodorowsky  réinvente tout et surtout ce que le cinéma devrait préserver à toute force : l'audace.     Telerama 

  

Vendredi 17 mars 18h  et  Mardi 21 mars 20h30:

 LES CONFESSIONS   drame  de  de  Roberto Ando  avec  Toni  Servillo ,  Daniel  Auteuil ....

France , Italie ; 1h40
 Quelque part en Allemagne des dirigeants politiques du G8 et le directeur du FMI se réunissent en vue d’adopter une manoeuvre secrète aux lourdes conséquences. Mais tout ne va pas se dérouler comme prévu à cause du décès du directeur du FMI....

              

Le  court métrage : BETTY’S BLUES   de Rémi Vandenitte.   France, 2013, Animation, Couleur, Anglais (VOST).  - 12'00 –

Un jeune guitariste tente sa chance dans un vieux bar de blues de Louisiane. Il évoque la légende de Blind Boogie Jones, dans la Nouvelle Orléans des années 1920, une histoire d'amour et de vengeance...

 

Lundi 20 mars 20h30: 

ZONA FRANCA   de   Georgi Lazarevski  ; 2016 ; France  ; 100 mn.        

En Patagonie, au coeur de la province chilienne du détroit de Magellan, un chercheur d'or, un chauffeur routier et une jeune vigile croisent la route de touristes en quête de bouts du monde. Entre débris de l'Histoire, paysage grandioses et centres commerciaux, ils révèlent ce
qui n’apparaît pas sur les prospectus des tour-operators : une violence profondément enracinée dans cette terre, et qui surgit en pleine lumière  lorsqu’une grève paralyse la région....

La  critique : En braquant sa caméra sensible et avisée sur trois habitants de cette contrée inhospitalière – Gaspar, un vieil orpailleur isolé, Edgardo, un routier engagé politiquement, et Patricia, une gardienne mutique du grand centre commercial défiscalisé de Punta Arenas (la “Zona Franca”) -, il brise le vernis unanimiste qui couvre aux yeux du monde la réalité de l’extrême sud du continent américain.  Les  Inrocks                       

 

Le  court métrage :   OPIER-CLONER    de Louis Rigaud ; France, 2009, Animation, Couleur, Sans dialogue.  - 03'11 –

Un programme informatique qui se mêle d'élevage de vaches se transforme en mauvais plan incontrôlable.

 

Vendredi  24 mars 18h et Mardi 28 mars  

 CHEZ NOUS   Drame de Lucas Belvaux     France, Belgique, 2016, 1h 58min.

Pauline, infirmière à domicile, entre Lens et Lille, s’occupe seule de ses deux enfants et de son père ancien métallurgiste. Dévouée et généreuse, tous ses patients l'aiment et comptent sur elle.
Profitant de sa popularité, les dirigeants d’un parti extrémiste vont lui proposer d’être leur candidate aux prochaines municipales.

 

Le réalisateur : Lucas Belvaux fait ses débuts au cinéma  de  comédien dans Allons z'enfants d'Yves Boisset. Le comédien tourne en 1985 avec deux maîtres de la Nouvelle vague, Claude Chabrol et Jacques Rivette, puis dans le premier long métrage d'Olivier Assayas, Au début des années 90, Lucas Belvaux passe derrière la caméra. Il obtient les faveurs de la critique et du public avec Pour rire ! (1996). Il se lance en 2005 dans un triptyque composé d'une comédie Un couple épatant, d'un thriller Cavale et d'un mélodrame Après la vie, ce projet est couronné par le Prix Louis-Delluc. Ces 3  films ont été programmé par Chlorofilm .

 Lucas Belvaux continue de faire l'acteur, et tourne avec entre autre  avec AkermanChristian Carion, Régis Wargnier ou Robert Guédiguian… Il joue aussi l'un des rôles principaux de son sixième long métrage comme réalisateur, La Raison du plus faible (2006). Artiste engagé, il signe en 2009, pour le grand écran, Rapt, emmené par un Yvan Attal et retrouve le comédien en 2012 pour sa nouvelle réalisation, 38 témoins. Dans un registre plus léger il tourne en 2014 Pas son genre.

Les interprètes : Emilie Dequenne (Pauline Duhez) ; André Dussollier (Philippe Berthier) ; Guillaume Gouix (Stéphane Stankowiak dit Stanko) ; Catherine Jacob (Agnès Dorgelle) ; Patrick Descamps (Jacques)...

La critique : « … S'appuyant sur sa très grande facilité à dépeindre avec justesse les milieux populaires sans jamais juger ses personnages, Lucas Belvaux signe un film "à charge" sur les dangers du pouvoir séducteur et trompeur de l'extrême droite dans un territoire en déshérence économique et sociale. Un portait mis en scène avec maîtrise dans lequel brille Emilie Dequenne… »   Fabien Lemercier Cineuropa

 

Le  court métrage :   LA QUARANTIEME MARCHE  de Nicolas Saada ; France, 2011, Fiction, Noir et Blanc, Français.  - 06'00

Un fugitif se retrouve malgré lui invité surprise d'une réunion politique. Acculé, traqué, il s'improvise leader charismatique d'un soir 

 

 Lundi 27 mars 20h30 :

Cycle Patrimoine « portraits de femmes » Cinéphare et Chlorofilm  proposent :

 LA GRANDE VILLE   de Satyajit Ray

Comédie dramatique Inde 1963  (version restaurée en 2014)  2h15

Ours d’argent au festival de Berlin en 1964.

Subrata Mazumdar, modeste employé de banque à Calcutta, a du mal à subvenir aux besoins de sa famille. Enfreignant les traditions, sa femme Arati se décide à chercher du travail et devient représentante en porte à porte. Son mari accepte mal cette situation mais suite à un krach, il est licencié et le travail de sa femme devient d'autant plus nécessaire. C'est alors qu'une collègue anglaise d'Arati est victime d'une injustice de leur patron. Par solidarité pour elle mais au risque de perdre son propre emploi, Arati décide de prendre sa défense...

 

Le  réalisateur : Ecrivain, réalisateur, scénariste et compositeur bengali, Satyajit Ray est né en 1921 dans une famille aisée de Calcutta d’un père poète majeur dans son pays. Il créé à 21 ans un ciné-club à Bombay où il projette des films européens et américains.
Sa rencontre avec Jean Renoir le pousse à se lancer dans la réalisation à un moment où il n’est qu’illustrateur dans une maison d’édition. Il tourne son premier film, Pather Panchali qu’il tourne en décor réel en le finançant personnellement. Le film rencontre un vrai succès et reçoit un prix du document humain au festival de Cannes en 1956. Ce film est en fait le premier volet d’une trilogie qui comprend L'Invaincu et Le Monde D'Apu.
Son cinéma est avant tout réaliste. Il abordera des sujets plus politiques par la suite. Les années 1960 sont une période faste pour lui, durant lesquelles il réalise pas moins de sept films dont La Déesse, La grande ville, Charulata et Le Héros. Il réalise son dernier film en 1991, Le Visiteur. Il décédera un an plus tard.

 

La Cinémathèque de Paris a rendu hommage à Satyajit Ray du 2 novembre au 14 décembre 2016

 

Critiques : La Grande ville est un film indispensable, l'art de Satyajit Ray porté à son pinacle (DVDclassik)

La Grande Ville est un film au propos fort et porteur d’espoir pour l'émancipation de la femme indienne

Le  court métrageLE MOINE ET LE POISSON  de Michaël Dudok de Wit;  également conseillé aux enfants (6/10 ans) ;   France, 1994, Animation, Couleur, Sans dialogue.  - 06'00 –

Un moine découvre un poisson dans un réservoir d'eau près d'un monastère. Il essaie de l'attraper en utilisant toutes sortes de moyens. Au cours du film, la poursuite devient de plus en plus symbolique. 

 

Pour  fêter  ses  25  ans , Chlorofilm  vous  propose :

-  une  superbe  comédie  avec  Emmanuelle  Riva .

-  et un  captivant  documentaire  de Thierry Frémaux   qui revient aux origines du cinéma via les premiers films tournés par Louis Lumière.

Vendredi 31 mars  18h  et Mardi 4  avril à 20h30:

PARIS PIEDS NUS de  Fiona Gordon , Dominique Abel ;1H23,  France

Fiona, bibliothécaire canadienne, débarque à Paris pour venir en aide à sa vieille tante en détresse. Mais Fiona se perd et tante Martha a disparu.....

 Le  court métrage :  WALKING ON THE WILD SIDE   de Fiona Gordon , Dominique Abel;  Belgique, 2000, Fiction , Couleur, Sans dialogue.- 13'00 –

 Un matin, un célibataire timide entre en collision avec une grande rousse. C'est le coup de foudre. Comment revoir cette femme que le destin a mise sur sa route ? La seule chose qu'il sait d'elle, c'est qu'elle travaille dans le quartier nord, là où les femmes vendent leurs charmes.

 

Lundi 3  avril 20h30:

 LUMIERE ! L’AVENTURE COMMENCE   de  Thierry  Frémaux

En 1895, les frères Lumière inventent le Cinématographe et tournent parmi les tout-premiers films de l’histoire du cinéma. Mise en scène, travelling, trucage ou remake, ils inventent aussi l’art de filmer. Chefs-d’œuvre mondialement célèbres ou pépites méconnues, cette sélection de films restaurés offre un voyage aux origines du cinéma. Ces  images inoubliables sont un regard unique sur la France et le Monde qui  s’ouvrent au 20e siècle. Lumière, l’aventure du cinéma commence ! 

La   critique : C’est captivant, passionnant, électrisant, profondément vrai et, pourtant, définitivement fantastique, pour reprendre le mot de Pialat. Comme le cinéma qu’on aime. On souhaiterait que cela dure quelques heures de plus. Tous les films Lumière enchaînés, ça peut se faire, non ?    Le Nouvel Observateur        

 

 

 Le  court métrage :    THE FRESH LOBSTER  Réalisateur Anonyme  ; Etats-Unis, 1948, Fiction/Animation, Noir et Blanc, Sans dialogue. - 06'37 –

Billy descend au milieu de la nuit manger le reste de langouste du frigo. De retour dans son lit, il réalise rapidement qu'il s'est couché sur une langouste géante…….

 

 

 

 

 

 



08/02/2017
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