Vendredi  24 mars 18h et Mardi 28 mars  

 CHEZ NOUS   Drame de Lucas Belvaux     France, Belgique, 2016, 1h 58min.

Pauline, infirmière à domicile, entre Lens et Lille, s’occupe seule de ses deux enfants et de son père ancien métallurgiste. Dévouée et généreuse, tous ses patients l'aiment et comptent sur elle. Profitant de sa popularité, les dirigeants d’un parti extrémiste vont lui proposer d’être leur candidate aux prochaines municipales.

 

Le réalisateur : Lucas Belvaux fait ses débuts au cinéma  de  comédien dans Allons z'enfants d'Yves Boisset. Le comédien tourne en 1985 avec deux maîtres de la Nouvelle vague, Claude Chabrol et Jacques Rivette, puis dans le premier long métrage d'Olivier Assayas, Au début des années 90, Lucas Belvaux passe derrière la caméra. Il obtient les faveurs de la critique et du public avec Pour rire ! (1996). Il se lance en 2005 dans un triptyque composé d'une comédie Un couple épatant, d'un thriller Cavale et d'un mélodrame Après la vie, ce projet est couronné par le Prix Louis-Delluc. Ces 3  films ont été programmé par Chlorofilm .

 Lucas Belvaux continue de faire l'acteur, et tourne avec entre autre  avec AkermanChristian Carion, Régis Wargnier ou Robert Guédiguian… Il joue aussi l'un des rôles principaux de son sixième long métrage comme réalisateur, La Raison du plus faible (2006). Artiste engagé, il signe en 2009, pour le grand écran, Rapt, emmené par un Yvan Attal et retrouve le comédien en 2012 pour sa nouvelle réalisation, 38 témoins. Dans un registre plus léger il tourne en 2014 Pas son genre.

Les interprètes : Emilie Dequenne (Pauline Duhez) ; André Dussollier (Philippe Berthier) ; Guillaume Gouix (Stéphane Stankowiak dit Stanko) ; Catherine Jacob (Agnès Dorgelle) ; Patrick Descamps (Jacques)...

La critique : « … S'appuyant sur sa très grande facilité à dépeindre avec justesse les milieux populaires sans jamais juger ses personnages, Lucas Belvaux signe un film "à charge" sur les dangers du pouvoir séducteur et trompeur de l'extrême droite dans un territoire en déshérence économique et sociale. Un portait mis en scène avec maîtrise dans lequel brille Emilie Dequenne… »   Fabien Lemercier Cineuropa

 

Le  court métrage :   LA QUARANTIEME MARCHE  de Nicolas Saada ; France, 2011, Fiction, Noir et Blanc, Français.  - 06'00

Un fugitif se retrouve malgré lui invité surprise d'une réunion politique. Acculé, traqué, il s'improvise leader charismatique d'un soir 

 

 Lundi 27 mars 20h30 :

Cycle Patrimoine « portraits de femmes » Cinéphare et Chlorofilm  proposent :

 LA GRANDE VILLE   de Satyajit Ray

Comédie dramatique Inde 1963  (version restaurée en 2014)  2h15

Ours d’argent au festival de Berlin en 1964.

Subrata Mazumdar, modeste employé de banque à Calcutta, a du mal à subvenir aux besoins de sa famille. Enfreignant les traditions, sa femme Arati se décide à chercher du travail et devient représentante en porte à porte. Son mari accepte mal cette situation mais suite à un krach, il est licencié et le travail de sa femme devient d'autant plus nécessaire. C'est alors qu'une collègue anglaise d'Arati est victime d'une injustice de leur patron. Par solidarité pour elle mais au risque de perdre son propre emploi, Arati décide de prendre sa défense...

 

Le  réalisateur : Ecrivain, réalisateur, scénariste et compositeur bengali, Satyajit Ray est né en 1921 dans une famille aisée de Calcutta d’un père poète majeur dans son pays. Il créé à 21 ans un ciné-club à Bombay où il projette des films européens et américains. Sa rencontre avec Jean Renoir le pousse à se lancer dans la réalisation à un moment où il n’est qu’illustrateur dans une maison d’édition. Il tourne son premier film, Pather Panchali qu’il tourne en décor réel en le finançant personnellement. Le film rencontre un vrai succès et reçoit un prix du document humain au festival de Cannes en 1956. Ce film est en fait le premier volet d’une trilogie qui comprend L'Invaincu et Le Monde D'Apu. Son cinéma est avant tout réaliste. Il abordera des sujets plus politiques par la suite. Les années 1960 sont une période faste pour lui, durant lesquelles il réalise pas moins de sept films dont La Déesse, La grande ville, Charulata et Le Héros. Il réalise son dernier film en 1991, Le Visiteur. Il décédera un an plus tard.

 

La Cinémathèque de Paris a rendu hommage à Satyajit Ray du 2 novembre au 14 décembre 2016

 

Critiques : La Grande ville est un film indispensable, l'art de Satyajit Ray porté à son pinacle (DVDclassik)

La Grande Ville est un film au propos fort et porteur d’espoir pour l'émancipation de la femme indienne

Le  court métrageLE MOINE ET LE POISSON  de Michaël Dudok de Wit;  également conseillé aux enfants (6/10 ans) ;   France, 1994, Animation, Couleur, Sans dialogue.  - 06'00 –

Un moine découvre un poisson dans un réservoir d'eau près d'un monastère. Il essaie de l'attraper en utilisant toutes sortes de moyens. Au cours du film, la poursuite devient de plus en plus symbolique. 

 

 

 

 - Le programme Chlorofilm  de   mars   2017:http://chlorofilm.blog4ever.com/les-films-de-mars-2017

 

 -Tous les  films  de La  Bobine ici http://www.linternaute.com/cinema/cinema/711/la-bobine.shtml 

 

- Le programme  de  l'Asso " j'ai vu un documentaire " ici http://jaivuundocumentaire.fr/

 

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