Les films de Mai 2015

 
Vendredi 8 mai 18h ; lundi 11 mai et mardi 12 à 20h30 :
 GENTE DE BIEN  de Franco Lolli ; Combien ; 1h27 .
Eric, 10 ans, se retrouve à vivre du jour au lendemain avec Gabriel, son  père qu’il connaît à peine. Voyant que l’homme a du mal à construire une relation avec son fils et à subvenir à leurs besoins, Maria Isabel, la femme pour laquelle Gabriel travaille comme menuisier, décide de prendre l’enfant sous son aile.
La  critique :La subtilité avec laquelle Lolli pose sa caméra sur ses personnages n’est jamais synonyme de mièvrerie. Au contraire, elle laisse le champ très libre à la violence diffuse des rapports sociaux. Libération

La capitale colombienne offre un décor bruissant et contrasté à un récit de filiation, doublé d’une étude sociale acide. (...) Franco Lolli déborde ce cadre et élargit son faisceau au politique.  Le Monde

L'émotion naît du non-dit, l'environnement est filmé avec une précision documentaire, et les trois acteurs sont dirigés avec une discrète expertise. Positif
 
Vendredi  15 mai 18h; lundi 18 mai et mardi 19 à 20h30 :
JAMAIS DE LA VIE  de  Pierre  Jolivet;  France ;  1h35.
Franck, 52 ans, est gardien de nuit dans un centre commercial de banlieue. Il y a dix ans, il était ouvrier spécialisé et délégué syndical, toujours sur le pont, toujours prêt au combat. Aujourd’hui il est le spectateur résigné de sa vie, et il s’ennuie. Une nuit  il  sent que quelque chose se prépare…. Une  occasion pour lui de reprendre sa vie en main…
La  critique : Un beau film accompli, maîtrisé, plein d'humanité et de probité. Et, dans l'audacieuse rédemption d'un homme broyé par la modernité, Olivier  Gourmet à son sommet, que l'on n'oubliera pas. Jamais de la vie... Marianne
Jamais de la vie  est un des meilleurs film de Pierre Jolivet. Il dit  l'homme et l'époque avec une telle justesse que l'émotion qu'il dégage  patine la dureté du temps et fait briller la noirceur du ciel.  L'Express
L'apport esthétique est indéniable à cette réussite à filmer la  complexité du réel. Au moyen d'un format scope, Pierre Jolivet représente avec une minutie exceptionnelle les différentes réalités  professionnelles et sociales...  Positif
 
Vendredi 22 mai 18h et  lundi 25 à 20h30  :
BONTE DIVINE   de  Vinko Bressan ; Croate ; 1h33.

En décembre dernier, Charlie Hebdo et le réalisateur de Bonté Divine, Vinko Bresan ont signé un accord de partenariat. Possédant une vision commune de l’art, Charb a dessiné trois illustrations pour le film quelques jours avant l’attentat du 7 janvier 2015. Le long métrage est adapté d’une pièce de théâtre mise en scène par le meilleur ami du réalisateur, Mate Matistic en 1999. C’est d’ailleurs lui qui a composé la musique du film et aidé au scénario.

Synopsis : Un jeune prêtre est envoyé sur une ile isolée de Dalmatie. Il décide  avec deux complices de percer tous les préservatifs en vente sur l’ile  afin d’augmenter  la natalité. L’opération est un tel succès que le phénomène devient national voir international.

La  critique :Une joyeuse idée de comédie, qui abat joliment les tabous en choisissant le parti du burlesque. Le  Dauphiné
 Une comédie croate, (…), qui s’amuse des excès de la religion, et du nationalisme exacerbé en faisant de quelques capotes trouées le sujet d’un film truculent. aVoir-aLire.com.
Tournée dans un village superbe au bord de l’eau, cette farce étonne autant qu’elle détonne, réglant leurs comptes à l’Église, au nationalisme et au traumatisme de la guerre.Le  Journal du dimanche
 
Mardi 26 mai 20h30   :
VIVANT   de  Vincent  Baujon ; France ;  1h20 .
Film présenté  par l'association Lorientaise  "  J'ai vu un documentaire"  en présence  du réalisateur  Vincent  Baujon .
Cinq garçons ont décidé de s'initier au saut en parachute. Dans ce film drôle et sensible, ils vont éprouver cette fraction de seconde où l'on se décide à plonger dans l'inconnu. Où l'on prend conscience de sa fragilité, d'une mort possible, mais aussi de l'ampleur du monde et de l'intensité de la vie. Ce qui les rassemble ? Leur séropositivité...
La  critique :Un documentaire sensible et réussi, qui évite l'écueil de la bien-pensance. La critique complète est Les Fiches du Cinéma

Le film illustre ainsi la vie étrangement tranquille que les séropositifs ont conquise en vingt ans de trithérapie : une vie bordée par un gouffre, mais calme et sereine. Les Inrockuptibles

                     
Vendredi 29  mai 18h ; lundi 1er juin et mardi 2 juin 20h30:
TAXI TEHERAN  de  Jafar  Panahi

Taxi Téhéran Comédie dramatique de Jafar Panahi, Iranien, 1h22, 2015

Festival de berlin : Ours d'or 2015 et Prix Fipresci

Installé au volant de son taxi, Jafar Panahi sillonne les rues animées de Téhéran. Au gré des passagers qui se succèdent et se confient à lui, le réalisateur dresse le portrait de la société iranienne entre rires et émotion...

Le réalisateur: En 1992, Jafar Panahi est engagé comme assistant d'Abbas Kiarostami . En 1995, il réalise son premier long-métrage, Le Ballon blanc, qui remporte la Caméra d'Or à Cannes . Il signe ensuite Le Miroir, un documentaire "cinéma-vérité". Le film remporte le Léopard d'or au Festival de Locarno 1997. En 2000,  le cinéaste décroche le Lion d'or à Venise pour Le Cercle . En 2003, Jafar Panahi met en scène  Sang et or. En 2010, le cinéaste, accusé de propagande contre la République Islamiste, est incarcéré. Après avoir été placé en liberté surveillée en attendant un verdict, Panahi réalise Ceci n’est pas un film   programmé par  Chlorofilm en novembre 2011.

La critique: ce film à la fois tendre, drôle et percutant, est en lui-même un acte de résistance et une prouesse. Par le traitement qui y est fait des questions de société dans le pays, "Taxi Téhéran" s’inscrit dans la lignée des films « interdits » de Jafar Panahi, ici passager de sa propre aventure. (Amnesty international)



16/04/2015
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